Retour page principaleSoutenance de thèse d'Anne Crumière
Circuits de rétroaction dans les réseaux génétiques de régulation intercellulaires [mémoire]
Damiano Mazza (Université Paris 7, Laboratoire Preuves, Programmes, Systèmes)
Sur l'expressivité des réseaux d'interaction et de leurs variantes non-déterministes [diaporama]
Quels types de processus de calcul peut-on exprimer dans les réseaux d'interaction ? On analysera cette question à l'aide des structures d'événements, un outil qui permet de décrire assez précisement plusieurs aspects fondamentaux de la structure dynamique d'un processus calculatoire (e.g. causalité, parallélisme, non-déterminisme). On trouvera ainsi un nombre de résultats, principalement négatifs, concernant l'expressivité des réseaux d'interaction et de leurs variantes non-déterministes. Notamment, on verra qu'il n'existe pas de codage suffisamment "fidèle" du pi-calcul dans les réseaux d'interaction différentiels.
Marc de Falco (Université de la Méditerranée, Institut de Mathématiques de Luminy)
The Geometry of Interaction of Differential Interaction Nets [article]
The Geometry of Interaction purpose is to give a semantic of proofs or programs accounting for their dynamics. The initial presentation, translated as an algebraic weighting of paths in proofnets, led to a better characterization of the lambda-calculus optimal reduction. Recently Ehrhard and Regnier have introduced an extension of the Multiplicative Exponential fragment of Linear Logic (MELL) that is able to express non-deterministic behaviour of programs and a proofnet-like calculus: Differential Interaction Nets.
This paper constructs a proper Geometry of Interaction (GoI) for this extension. We consider it both as an algebraic theory and as a concrete reversible computation. We draw links between this GoI and the one of MELL. As a by-product we give for the first time an equational theory suitable for the GoI of the Multiplicative Additive fragment of Linear Logic.
Virgile Mogbil (Université Paris 13, Laboratoire d'Informatique de l'université Paris-Nord)
NL-complétude de la correction M(E)LL (travail réalisé avec P. Jacobé de Naurois) [diaporama]
Je
donnerai un nouveau un critère de correction très simple
pour les structures de preuves de MLL (et par extension, de MELL). Avec
ce n-ième critère nous prouvons que décider la
correction de ces structures de preuves est NL-complet.
Colin Riba (INRIA Sophia-Antipolis)
Unions de familles de réducibilité pour le lambda-calcul et la réécriture [diaporama]
Les
techniques de preuve les plus flexibles pour la normalisation forte
(d'extensions) de lambda-calculs types reposent sur des
interprétations de types, parmi lesquelles on distingue les
candidats de réducibilité de Girard, les ensembles
saturés de Tait, et les interprétations basées sur
la biorthogonalité. Dans cet exposé nous comparons ces
interprétations par rapport à leur prise en compte de la
réécriture et à leur stabilité par union.
Nous commençons par proposer un généralisation de
la notion de terme neutre qui permet de définir les candidats de
Girard de manière générique. Concernant la
stabilité par union, nous rappelons qu'il existe des
systèmes de réécriture confluents qui n'admettent
pas de famille de réducibilité stable par union. Nous
présentons une condition nécessaire et suffisante pour
que les candidats de Girard soit stables par union ainsi qu'une
condition nécessaire et suffisante pour que la clôture par
union d'une famille de biorthogonaux soit un candidat de
réducibilité. La seconde condition est strictement plus
forte que la première et permet de définir des ensembles
saturés de Tait de manière uniforme. De plus, nous
montrons que les candidats de Girard sont clos par union pour la
réécriture orthogonale basée sur des constructeurs.
Réunion
Choco
à Lyon
Réunion
Choco
à Lyon
Christophe Fouqueré (Université Paris 13, Laboratoire d'Informatique de l'université Paris-Nord)
Comment la ludique
vient au web : une
autre lecture d'opérations usuelles [diaporama]
Le web (sous l'angle de
sites ou de
services) apparaît comme un cadre trivial d'interaction. En
définir une
interprétation en termes de la ludique de J.-Y. Girard peut
se poser,
avec l'objectif concret de mieux savoir définir les types
associés aux
programmes en jeu (donc de leur contrôle). Nous indiquerons
comment
interpréter le cadre des sites web en termes d'interaction,
nous
rappellerons comment passer des services web via les processus CCS
à
des arbres d'actions, puis à une reconstruction des types en
ludique.
Nous nous attarderons sur quelques éléments
spécifiques liant théorie
et pratique : non uniformité (bouton back ou reload !),
asymétrie
(client-serveur).
Réunion
GéoCal
à Paris
Nord
Thierry Cachat (Université Paris 7, Laboratoire d'Informatique Algorithmique: Fondements et Applications)
Les automates d'arbres facilitent la théorie des ordinaux [diaporama]
On propose une nouvelle démonstration, plus simple et avec une meilleure complexité, de la décidabilité de la logique du premier ordre de (omega^{omega^i},+) et de la logique monadique du second ordre de (omega^i,<). Notre algorithme utilise les automates d'arbres et une nouvelle représentation des (ensembles d') ordinaux par des arbres (infinis). On donnera des extensions à certains ordres linéaires dispersés.
Réunion
Choco
à Lyon
Giulio Manzonetto (Université Paris 7, Laboratoire Preuves, Programmes, Systèmes & Università Cà Foscari, Venise)
Modèles non concrets
du lambda-calcul [diaporama]
Les
modèles du lambda-calcul pur peuvent être
définis
soit comme des objets
réflexifs dans des catégories
Cartésiennes
fermées (modèles catégoriques) soit
comme des
algèbres combinatoires satisfaisant les
cinq axiomes de Curry et l'axiome de Meyer-Scott
(lambda-modèles). En
ce qui concerne les modèles catégoriques, on
montre que
tout modèle
catégorique peut être
présenté comme un
lambda-modèle, même si la ccc
(catégorie
Cartésienne fermée) sous-jacente n'a pas assez de
points,
et on donne
des conditions suffisantes pour qu'un modèle
catégorique
vivant dans une ccc ``cpo-enriched'' arbitraire ait H* pour
théorie équationnelle.
On construit un modèle catégorique qui vit dans
une ccc
d'ensembles et
relations (sémantique relationnelle) et qui satisfait ces
conditions.
De plus, on montre que le lambda-modèle associé
possède des propriétés
algébriques qui le rendent apte à
modéliser des
extensions
non-déterministes du lambda-calcul.
Réunion
Choco
à Lyon
Journée
nationale du GDR IM
à Paris
Sylvain Salvati (INRIA, Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique)
Réunion
Choco à Lyon
Claudia Faggian (CNRS, Laboratoire Preuves, Programmes, Systèmes)
Ludics and true concurrency
In this
talk we present an overview of recent work developed in collaboration
with Pierre-Louis Curien and Mauro Piccolo. Our aim is to bridge
between structures which appear in Proof Theory, Game Semantics and
Concurrency Theory. In particular, we explore the
relation between Ludics [Girard 01], Event structures
[Nielsen-Plotkin-Winskel 81], and a typed process calculus. Ludics has
been introduced by Girard as an abstract game semantical model; event
structures are a standard model of true concurrency.
Our approach relies on the setting of Ludics, where a key role is
played by the notion of name (addresses). Moreover, we integrate both
proof-net technology and geometrical ideas on causality which underly
models of true concurrency. We show that the class of confusion-free
event structures can be seen as a generalization of Ludics strategies,
and we provide a common presentation for composition in both settings.
We show that names in Ludics have the same role as process calculus
channels, and actually follow the same discipline of names in
Sangiorgi's internal calculus. To make precise the correspondence with
process calculi, we analyze in game-semantical terms an asynchronous
typed pi-calculus introduced by Yoshida, Honda, and Berger, and show
that Ludics is a fully complete and fully abstract model of the
finitary linear pi-calculus.
Hugo Herbelin (INRIA, LIX)
Autour de
la dualité du calcul
[diaporama]
Le calcul
mu-mu-tilde est un cadre syntaxique simple permettant d'exhiber
deux dualités fondamentales du calcul :
- une
dualité terme / contexte évaluation, dont l'interaction donne naissance au calcul;
- une dualité
appel par nom / appel par valeur, selon que le calcul est sous
contrôle du contexte d'évaluation ou du terme.
Le calcul
mu-mu-tilde peut être vu comme une syntaxe pour la partie purement
structurelle (d'une variante) du calcul des séquents de Gentzen. En
particulier, il permet une représentation originale des preuves du calcul
des séquents sous forme de pure dérivation de formule (sans
mention explicite du contexte).
Nous
présenterons le calcul mu-mu-tilde et ses extensions. Nous discuterons
probablement de sa relation avec LL et avec LC. Nous digresserons
certainement sur la relation entre modèle de jeux de la logique et la
structure des preuves du calcul des séquents et aborderons peut-être
la connexion entre appel par valeur et dialogues de Lorenzen. Enfin,
le rôle des délimiteurs de continuations dans l'obtention de
certaines propriétés de complétude de la logique classique sera
évoqué.
François Métayer (Laboratoire
Preuves, Programmes, Systèmes)
n-catégories
cofibrantes
Dans de nombreuses
situations familières, les objets construits librement
sont projectifs, c'est-à-dire qu'ils possèdent la
propriété de relèvement à gauche par rapport aux
épimorphismes.
Nous verrons
d'abord, sur des exemples très simples,
pourquoi il n'en est pas toujours ainsi. Dans ces cas, de
nature géométrique, la bonne généralisation de la surjectivité n'est
plus la notion d'épimorphisme, mais celle de fibration acyclique, et
les objets cofibrants sont par définition ceux qui ont la
propriété de relèvement à gauche par rapport aux
fibrations acycliques. Je montrerai que dans
le cadre des catégories de dimensions supérieures ce sont exactement
les objets librement engendrés par un polygraphe.
Kazushige Terui
(Graduate University for Advanced Studies Sodenkai, NII)
On space
efficiency of Krivine Abstract Machine and Pointer Abstract Machine
Our ultimate goal is
to reconstruct the computational complexity theory fully based on logic
and types. In this talk, we in particular discuss the space efficiency
of evaluation in lambda calculus. It is well known
that composition of two Turing machines (TM) has to be done in an
interactive (game semantic) way. This motivates us to study game-like
evaluation mechanisms such as Krivine's Abstract
Machine (KAM) and Pointer Abstract Machine (PAM) of Danos-Regnier.
We show that:
i) KAM
space-efficiently simulates TM. Hence the space hierarchy theorem
implies that there is no
uniformly (i.e. for all terms) and significantly (eg. quadratically) more efficient way
of evaluation than KAM.
ii) PAM
evaluates every simply typed term up to rank 3 in PSPACE. This conforms
to Schubert's
theorem that normalization of rank 3 terms is PSPACE-complete. Hence there is no
exponentially more efficient way of evaluation
than PAM for rank 3 terms (unless PSPACE = LOGSPACE).
Krzysztof Worytkiewicz (Ecole Polytechnique, LIX)
Variétés et espaces
algébriques dans le contexte localement ordonné
La motivation
pour étudier certaines interactions entre une topologie et une
strucutre d'ordre locale sur un ensemble vient en grande partie de la
concurrence. Comme mis en avant notamment dans les travaux d'Eric
Goubault et coauteurs, on peut voir un espace localement ordonné comme
cadre où évoluent des sytèmes de processus parallèles. La structure
continue represente alors le temps "objectif" ou "global" alors que
l'ordre représente le temps "local" autrement dit la "progression" d'un
système. Un calcul s'apparente dans ce cadre à un chemin croissant
alors que l'exclusion mutuelle de n processus est modélisée par des
trous n-dimensionels.
Bien evidement,
les notions classiques d'homotopie et d'homologie doivent être
revisitées de manière détaillée afin de tenir compte de la structure
d'ordre. Il existe cependant une alternative si l'on choisit un point
de vue légèrement moins classique. En effet, il est possible
d'identifier les espaces localement ordonnés d'intérêt comme certaines
sous-catégories d'un certain topos de Grothendieck. Ceci revient à se
placer dans un "contexte géométrique" (l'expression est due à B. Toen)
et exploiter la machinerie existante à ce niveau de généralité, ainsi
que les analogies avec les autres contextes géométriques tel celui des
variétés differentielles où ceux des schémas.
Après un rappel
sur les faisceaux et les topologies de Grothendieck, mon exposé portera
essentiellement sur la construction du contexte géométrique des espaces
localement ordonnés. Si le temps le permet, j'aborderai de manière
informelle ses "théories d'intervalles" et les structures de modèles
associées.
Richard
Lassaigne (Université Denis Diderot - Paris 7, Equipe de Logique Mathématique)
Vérification probabiliste et approximation [diaporama]
Cet exposé présente un état de l'art de résultats récents concernant deux types d'approximation qui peuvent être utiles dans le contexte de la vérification pour réduire la complexité en temps et en espace. Dans le premier cas, on introduit une notion d'approximation sur les données, c'est-a-dire sur le modèle à verifier, définie à l'aide d'une distance. Il est alors possible de concevoir des algorithmes probabilistes permettant de décider, en temps indépendant de la taille du modèle, si la propriété considérée est satisfaite ou si elle est loin, à epsilon près au sens de la distance, de l'être. Dans le second cas, on définit une méthode d'approximation pour la vérification de propriétés quantitatives sur des systèmes probabilistes. Les algorithmes probabilistes d'approximation ainsi obtenus permettent de réduire de manière exponentielle la complexité en espace. Ce type d'algorithme a été implémenté de manière distribuée dans un model checker probabiliste qui s'est révélé être un outil de vérification et de simulation très efficace.
Michele Basaldella (Università di Siena)
Exponentials in Ludics: How and at what price [diaporama]
Ludics
is a research project introduced by J-Y Girard in 2001 and
it also provides a (fully complete) Game Semantics
for Multiplicative Additive Focalized Linear Logic. We want to explain
how to extend Ludics framework by adding exponential
constructions which preserve Analytical Theorems (in particular
Separation Theorem). We also show that exponential isomorphisms are
preserved in our setting and we introduce the notion of "uniform" and
"non-uniform" exponentials, which are structures that naturally arise
from our architecture. Unfortunately, Correctness Theorem with respect
to Focalized Linear Logic holds only in a weak form.
André Hirschowitz (Université de Nice, Laboratoire J.A. Dieudonné)
Enseigner les preuves avec Coqweb [diaporama]
Faut pas
le dire, mais l'enseignement supérieur des sciences (à Nice?), ça
marche pas top (taper Objectif70 dans Google). Faut pas le dire, mais
nous, les universitaires (niçois?), on n'a pas trop le temps de
s'occuper de ce problème, on est débordés. Et les autres, ministres et
recteurs, gare à eux s'ils s'avisaient de se méler de nos affaires. Par
exemple on ne cherche pas trop à enseigner la rigueur autrement que par
la méthode dite de Léo Lacroix ("faites comme moi"), qui a largement
fait ses réfutations. Ceux qui essaient de faire autrement, forcément,
ils y arrivent pas du premier coup, et ils se font casser bien avant
d'y arriver.
Coqweb (à taper dans Google pour voir) propose une nouvelle méthode.
C'est une interface web pour Coq, principalement développée par Loïc
Pottier pour l’enseignement. Il permet aux enseignants de proposer des
énoncés sous une forme suffisamment familière. Les étudiants sont
invités à démontrer ces énoncés essentiellement en cliquant. Des
indications peuvent être données en langage naturel, et dans ce cas,
l’interface vérifie que l’étudiant a bien compris l’indication. On dira
un peu de ce qu'il ne faut pas dire, puis on racontera comment Coqweb
marche bien et ce qu'on a fait avec.
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