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Programme

  Lundi 31 mars Mardi 1er avril Mercredi 2 avril Jeudi 3 avril Vendredi 4 avril
08h00-08h55 Cours :
Géométrie de l'interaction
Cours :
Pavages, modèles géométriques et calcul
Cours :
Complexité calculatoire implicite
Cours :
Combinatoire algèbrique
Cours :
Complexité calculatoire implicite
09h00-09h55 Cours :
Géométrie de l'interaction
Cours :
Pavages, modèles géométriques et calcul
Cours :
Complexité calculatoire implicite
Cours :
Combinatoire algèbrique
Cours :
Complexité calculatoire implicite
10h00-10h25 Pause
10h30-11h25 Cours :
Algèbre et géométrie de la réécriture
Cours :
Géométrie de l'interaction
Cours :
Pavages, modèles géométriques et calcul
Cours :
Algèbre et géométrie de la réécriture
Cours :
Combinatoire algèbrique
11h30-12h25 Cours :
Algèbre et géométrie de la réécriture
Cours :
Géométrie de l'interaction
Cours :
Pavages, modèles géométriques et calcul
Cours :
Algèbre et géométrie de la réécriture
Cours :
Combinatoire algèbrique
12h30-14h30 Déjeuner, sieste, discussions scientifiques, pétanque...
14h30-16h00 Valentin Feray
Olivier Mallet
Adrien Boussicault
Lionel Vaux
Paolo Tranquilli
Michele Pagani
Stephane Gimenez
Visite de l'IML et du LIF Gaetan Richard
Pierre Guillon
Antoine Genitrini
Laurent Boyer
David Duris
Samuel Mimram
Pierre Rannou
Gabriele Pulcini
16h00-16h25 Pause Pause
16h30-18h00 Frederic Edoukou
Abdessamad Belhadef
Gaetan Bisson
Alexis Ballier
Mahdi Zouaoui
Octave Boussaton
Olivier Delande
Damiano Mazza
Paolo di Giamberardino
Vincent Aravantinos
Libre

Les exposés jeune chercheur durent 15mn + 5mn de questions. Le programme exact est en cours de construction.

Descriptions des cours

Géométrie de l'interaction

Responsable : Jean-Yves Girard

Le programme de Géométrie de l'Interaction (GdI) visait à construire une interprétation satisfaisante sur le plan mathématique de la dynamique des programmes. Ce programme a connu une première (et inattendue) réalisation en 1988 avec l'interprétation des preuves/programmes par des isométries partielles sur l'espace de Hilbert, et celle de la dynamique au travers de la formule d'exécution qui exprime la solution d'une équation de rétroaction.

Dans les trois niveaux fondationnels de la logique:

  • 1. les formules ou niveau de vérité, prouvabilité, cohérence....
  • 2. les preuves ou niveau de la fonctionnalité (catégories),
  • 3. la dynamique ou niveau de l'élimination des coupures

la GdI se place au plus profond, au niveau 3. D'où la question de l'articulation avec les niveaux plus traditionnels ; ainsi, comment définir la vérité en GdI?

La première GdI était muette à ce sujet. La seconde GdI s'approche davantage de l'esprit des algèbres d'opérateurs (algèbres stellaires et de von Neumann), de façon à analyser

  • 1. la vérité;
  • 2. l'infini (ou encore : la pérennité, i.e., les exponentielles de la logique linéaire);
  • 3. la complexité algorithmique.

Ils semblent que ces trois aspects de la logique (et du calcul) dérivent d'une racine commune, la notion de point de vue, qui s'inspire de celle de mesure en mécanique quantique.

La sophistication des algèbres d'opérateurs devrait à terme induire un renouveau méthodologique dans le domaine ; telle est du moins l'ambition avouée du projet de la GdI.

Références : le Point Aveugle en général; plus particulièrement le tome II, chapitres 18-21 et aussi le cours de Tende (la partie II sera écrite dans qq mois).

Algèbre et géométrie de la réécriture

Responsable : Yves Lafont

Ce cours est une introduction à la théorie de Squier sur les invariants algébriques de la réécriture.

Bibliographie : Y. Lafont, Algebra and Geometry of Rewriting, à paraître dans Applied Categorical Structures

Complexité calculatoire implicite

Responsable : Patrick Baillot

Intervenants : Jean-Yves Moyen, Paulin de Naurois.

La complexité calculatoire implicite a pour objet le calcul à ressources bornées (temps, espace). Il s'agit d'étudier dans le cadre d'un calcul général (lambda-calcul, réécriture) des disciplines de programmation permettant de garantir statiquement et formellement que sur toute entrée, le programme terminera avec une certaine borne en temps ou en espace. L'exemple le plus classique est celui des programmes terminant en temps polynomial (Ptime), et cette branche de recherche s'est développée notamment à partir des travaux de Leivant, Bellantoni et Cook, Jones, Girard...

Dans ce cours nous présenterons les principales approches en complexité implicite, essentiellement pour la caractérisation de la classe Ptime, en présentant leurs fondements théoriques puis les différents critères d'analyse de programmes qu'ils permettent de définir :

  • d'une part l'approche basée sur un bridage des structures de contrôle (récursion): récursion primitive ramifiée et quasi-interprétations pour la réécriture;
  • d'autre part celle dérivée de la logique linéaire visant à contrôler la réutilisation de ressources: logiques linéaires light et systèmes de types pour la complexité en lambda-calcul.

Pavages, modèles géométriques et calcul

Responsable : Bruno Durand

Intervenants : Emmanuel Jeandel, Grégory Lafitte, Nicolas Ollinger.

Pavages, de l'apériodicité à l'indécidabilité (2h, Nicolas Ollinger)

les jeux de tuiles et les pavages du plan ; la problématique de l'apériodicité (Wang et Berger) ; construction d'un pavage apériodique (Robinson, substitution et auto-similarités) ; calculer dans des pavages, indécidabilités ; application à la dynamique des AC.

Pavages et logique (1h, Emmanuel Jeandel)

pavage comme théorie logique finie ; quasipériodicité et théories complètes ; retour aux théories logiques et au problème de décision de Hilbert ; classes syntaxiques de la logique du premier ordre ; frontière décidabilité/indécidabilité.

Complexité de Kolmogorov et logique (1h, Gregory Lafitte)

premiers éléments de complexité de Kolmogorov ; preuves élémentaires: exemple du Castor affairé ; incomplétude de Gödel à la Chaitin ; retour sur la complexité structurelle des pavages.

Combinatoire algèbrique

Responsable : Florent Hivert

Le but de ce cours est de donner un aperçu de ce que nous pouvons apprendre en exploitant les structures algébriques des objets combinatoires. Les séries génératrices peuvent par exemple nous aider à les dénombrer (combinatoire énumérative). Une autre application possible est la génération aléatoire efficaces d'objets combinatoires, comme les graphes. Elle peut être utilisée dans des algorithmes probabilistes sur ces structures.

Descriptions des exposes

Logique lineaire differentielle et concurrence

Orateur : Lionel Vaux

La correspondance de Curry-Howard constitue une voie d'échange majeure entre
la théorie de la démonstration et l'informatique théorique, en établissant une
relation forte entre d'un côté les programmes et leurs types, et de l'autre les
preuves et les formules. Tous les paradigmes de calcul ne sont cependant pas
couverts. En particulier, jusqu'à récemment, les primitives de programmation
associées à la théorie de la concurrence, telle qu'exprimée par le pi-calcul
de Milner, sont restées hors du champ de la correspondance preuve-programme.

Des travaux récents ont cependant montré que la logique linéaire de Girard
offrait un cadre pertinent pour tenter d'étendre cette correspondance au
domaine de la concurrence. En particulier, les réseaux différentiels d'Ehrhard
et Regnier permettent de coder la dynamique d'un fragment significatif du
pi-calcul. Ce résultat établi récemment par Ehrhard et Laurent n'est
toutefois pas entièrement satisfaisant d'un point de vue logique: les réseaux
qui codent les processus ne sont pas nécessairement corrects, c'est-à-dire
qu'ils ne représentent pas des preuves.

Il est cependant possible de faire ressortir dans une extension du
lambda-calcul (ce que le pi-calcul n'est décidemment pas) certains
comportements calculatoires caractéristiques de la concurrence dans les
réseaux différentiels. Cette exploration du versant fonctionnel de
l'approche différentielle a pour but de découvrir des calculs
concurrents qui seraient corrects d'un point de vue logique,
c'est-à-dire qui fourniraient une notion de processus concurrents
satisfaisante dans un paradigme des processus comme preuves analogue à
la correspondance de Curry-Howard.