LES FINANCEMENTS EUROPÉENS DES RÉSEAUX VUS PAR DES MATHÉMATICIENS
ET DES ADMINISTRATIFS DE LA RECHERCHE

Étude comparative menée sur 3 sites :

Rome, Cambridge, Marseille

France Bodin

 

SOMMAIRE

Pages

Résumés en français, anglais et italien

Introduction générale

Présentation de l’étude

1 ère PARTIE

Introduction historique et conceptuelle du sujet :

A. Historique des Programmes Cadres Recherche et Développement

B. Présentation de la Direction Générale Recherche

C. Les réseaux Formation et Mobilité des Chercheurs

2 ème PARTIE

A. Contexte de l’enquête

B. Étude de cas

3 ème PARTIE

A. Méthodologie

B. Analyse de contenu

4 ème PARTIE

Discussion-conclusion sur les thèmes dérivés de l’enquête

Conclusion générale

Remerciements

Bibliographie

Annexes : Transparents de soutenance

 

 

Résumé du mémoire

Les Financements européens des réseaux de recherche

vus par des mathématiciens.

Par ce travail, nous avons tenté de présenter comment les financements européens sont perçus par les chercheurs et les administratifs des Laboratoires qui les assistent.

Le début du mémoire est consacré à l’historique des Programmes Cadres de Recherche et Développement de la Communauté Européenne, suivi d’une étude de cas sur un réseau de notre Laboratoire.

Ensuite nous entrons dans le vif du sujet en présentant la méthodologie utilisée pour atteindre notre but.

L’enquête s’est poursuivie pendant plusieurs mois sur trois sites : l’Université de Roma TRE, l’Institut de Mathématiques de Luminy (Unité Propre de Recherche du CNRS) à Marseille et le Département de Mathématiques de l’Université de Cambridge.

L’analyse de contenu nous a permis de traiter plusieurs thèmes et de mettre en évidence certaines tendances :

Nous poursuivons notre étude en traitant certains thèmes qui ont été soulevés durant l’enquête, notamment le nombre croissant d’organisations qui se créent par rapport à la source de financements européenne.

La dernière partie du mémoire est consacrée à la présentation de réflexions d’ordre général recueillies durant l’enquête par rapport à la communication du commissaire à la recherche, Ph. Busquin : "vers un espace européen de la recherche".

Nous concluons sur les résultats de l’enquête menée par la Direction Générale Recherche à propos de cette communication et sur les points saillants mis en évidences par cette étude..

Report summary

EUROPEAN NETWORK FUNDING AS SEEN BY MATHEMATICIANS

This project aims to present the way that mathematicians and administrators view european funding.

We start off with a historial review of Research & Development programs, followed by a study of one of the networks involving our own Institute.

Then, we enter the main part of the study outlining the methods we will use.

This project lasted several months and took place on three locations, Roma III University, Institut de Mathématiques de Luminy, Marseilles and the mathematical Departement of Cambridge’s University.

Analysis of the results of our enquiry reveals the following tendencies :

a) Researchers are not at all familiar with the European Commission or the research directorate,

b) although european funding is welcomed, the heavy administrative work of coordination is regarded as a burden,

c) the administrative staff show a lack of experience in knowing how to deal with this type of funding,

d) although this type of funding helps to establish a european research identity, most mathematical research takes place at an international level.

The study proceeds with a discussion of various questions that arose in the course of our enquiry, more specifically on the growing number of organizations that have been created as a result of european research funding.

The last part is dedecated to some general reflections on the recent report by P. Busquin : "towards a european research space".

We conclude with some coments on the official enquiry organized by the Research Directorate, as a result of this report.

 

Riassunto del rapporto

I FONDI EUROPEI PER LE RETI DI RICERCA,

DAL PUNTO DI VISTA DI MATEMATICI

Con questo lavoro, abbiamo tentato di presentare il modo nel quale i finanziamenti europei vengono giudicati dagli scienziati e dal personale amministrativo che li assiste.

L’inizio del lavoro tratta della parte storica dei programmi quadro della Ricerca e Sviluppo, segue poi la presentazione di una rete del nostro Laboratorio.

Di seguito entriamo nel merito del soggetto e presentiamo il metodo usato per giungere al nostro scopo.

L’inchiesta si è svolta per quattro mesi su tre siti diversi :

Roma TRE, Istituto di Matematica di Luminy e il Dipartimento di matematica dell’Università di Cambridge.

L’analisi ci ha permesso di trattare più temi e di mettere in evidenza certe tendenze :

Proseguiamo il nostro studio trattando certi temi che sono stati sollevati durante l’inchiesta, in particolare il numero crescente delle organizzazioni che si creano attorno ai fondi europei.

L’ultima parte del lavoro è dedicata a una reflessione generale sul Comunicato del Commissario per la Ricerca scientifica, Ph. Busquin "verso uno spazio europeo della ricerca".

Concludiamo con i risultati dell’inchiesta condotta dalla Direzione Generale di Ricerca, a proposito de questo Communicato.

 

INTRODUCTION

Dans son discours devant le Parlement européen le 14 septembre 1999, Romano Prodi, a donné le ton en ce qui concerne les orientations de la Commission. Deux extraits de son intervention le soulignent :

" l’Europe n’est pas une affaire d’institutions, c’est une affaire de gens" et "la nouvelle Commission fera des efforts beaucoup plus grands pour communiquer correctement avec les citoyens de l’Europe, en leur donnant libre accès à l’information".

"la santé démocratique et l’obligation de rendre compte de l’Union européenne exigent en effet la transparence".

Philippe Busquin, Commissaire pour la Recherche a mis les promesses de Romano Prodi en application en présentant une Communication devant le Conseil, le Parlement Européen, le Comité Économique et Social et le Comité des Régions. Afin de comprendre la politique menée par la Commission en matière Recherche et Développement il nous semble important d’en citer la préface

Vers un espace européen de la recherche

Le 18 Janvier 2000, la Commission européenne a adopté la Communication " Vers un espace européen de la recherche" , dont l’objectif est de contribuer à la mise en place d’un contexte général plus favorable à la recherche en Europe.

En soumettant cette Communication à mes collègues de la Commission, j’ai souhaité répondre à une constatation simple mais importante. Jusqu’à présent, l’action de l’Union européenne dans le domaine de la recherche a consisté principalement à stimuler la coopération entre des partenaires de différents pays, ceci dans le cadre de ses programmes-cadres successifs. Le succès et l’impact de ces recherches coopératives ne doivent pas être sous-estimés. Mais il est clair aussi que, pour exploiter pleinement le potentiel de recherche considérable de l’Europe, les actions, au niveau européen, ne peuvent se limiter au seul financement de ces partenariats. Une approche plus large est nécessaire et passe par la création d’un véritable espace européen de recherche, dont le présent document propose un scénario de mise en oeuvre.

L’espace européen de la recherche ne deviendra pas réalité par une simple décision ; il ne verra le jour qu’au terme d’un processus auquel tous les acteurs concernés doivent contribuer. C’est pourquoi cette Communication est avant toute chose une invitation faite à ceux et à celles qui jouent ou qui joueront un rôle dans le développement de la recherche européenne de faire entendre leurs voix, de nous faire part de leurs idées et de leurs suggestions quant à l’analyse et aux actions proposées ici.

Cette invitation au débat s’adresse donc aux institutions de l’Union européenne concernées et aux organisations scientifiques et industrielles mais aussi aux chercheurs individuels et à leur hiérarchie et, dans le sens le plus large, à tous les citoyens que ces questions intéressent.

Toutes ces contributions seront analysées soigneusement de façon à pouvoir établir, dans un second temps, un plan d’action intégrant toutes les idées qui peuvent contribuer à créer et à développer cet espace européen de la recherche.

Philippe Busquin

Ce texte présente les principales préoccupations et stratégies possibles de la Commission par rapport à l’identité européenne de la recherche .

Elle met, à ce titre, en relief un point essentiel à notre étude : la mise en place d’un contexte européen plus favorable à la recherche et qui s’adresse à "tous les citoyens que ces questions intéressent". C’est face à cet objectif de la Commission que notre problématique prend toute sa signification. En effet, notre enquête a pour but de mettre en évidence la perception des chercheurs et du personnel administratif par rapport aux financements des réseaux européens.

Les passages qui s’appliquent (ou qui pourraient s’appliquer) au secteur spécifique des mathématiques nous amènent à une réflexion générale sur ces différentes propositions. Nous les analyserons dans le dernier chapitre "discussions - conclusion" . Cela nous permettra de présenter de façon informelle les préoccupations de la Commission et les préoccupations des Chercheurs.

a) l’enquête

L’étude que nous présentons a débuté au mois de Février 2000, auprès d’un Département de Mathématiques et du Service des Relations Internationales de Roma TRE. Elle s’est poursuivie à Marseille à l’Institut de Mathématiques de Luminy (Unité Propre du CNRS) au mois d’avril, pour se terminer à l’Université de Cambridge (Département de Mathématiques) fin Juillet 2000.

Les thèmes proposés étaient :

Cette grille de "grands thèmes" a généré et s’est enrichie, de toute une série de nouvelles questions que nous présenterons dans l’analyse de contenu.

b) problématique

Les personnes ciblées dans l’enquête sont les utilisateurs des programmes réseaux Formation Mobilité des Chercheurs gérés par la Direction Générale Recherche (ex DGXII) , dans le domaine de la recherche fondamentale : les mathématiques.

Le but est de faire ressortir l’état d’esprit des chercheurs, des étudiants (pré-post doctorants et des administratifs face à ces financements et à leur gestion sur le plan local et à Bruxelles.

9

Outre cette analyse soumise aux critères spécifiques des entretiens, nous présentons également une réflexion plus générale sur

 

Première partie

 

Introduction historique et conceptuelle du sujet :

A. Historique des PCRD

B. Présentation de la DGR

C. Les réseaux FMC

 

A.

Historique des PROGRAMMES CADRES RECHERCHE & DÉVELOPPEMENT

Cheminement du 1er au 6ème PCRD

Bien que les grands Programmes Cadres n’aient commencé qu’en 1984, les programmes de recherche à un niveau européen ont débuté en 1950 avec la "Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier" suivi par Euratom qui encourageait la recherche en matière de nucléaire. De cette époque date le premier "Joint Research Centre" (JRC) et le Joint European Torus (JET).

En 1967 naissait la Communauté Européenne constituée de trois entités : la Communauté Économique Européenne, la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier et l’Euratom.

En 1965, la Communauté Économique Européenne avait conçu le PREST (Politique de la Recherche Scientifique et Technique) afin de faire le point sur la Recherche dans les différents pays membres ce qui fit prendre en compte différents thèmes pouvant être mis en commun : calcul (computer), télécommunication, transport, océanographie, métallurgie, pollution et météorologie.

En Avril 1968 le PREST présentait une liste de 47 propositions sur ces différents sujets. Les Pays Membres répondirent à ce projet à l’occasion du sommet de La Haye de 1969 en présentant le Comité permanent du COST "European Coopération in the field of Scientific and Technical Research" qui point majeur, n’allait pas être sous l’autorité de la Communauté. Il s’agissait d’un Comité représentant 19 pays dont certains ne faisaient pas partie de la Communauté Européenne, avec pour but, une coordination des priorités en matière de Recherche et non pas de développer un programme pour la Communauté elle-même. Le statut de COST n’était pas clair et bien que contrôlé par la Communauté, son statut intergouvernemental réduisait le rôle du Comité à celui de n’importe quel autre Pays Membre.

Le programme COST continue d’exister encore aujourd’hui, avec 25 Membres et 125 projets actifs.

En 1973, avec l’élargissement de la Communauté il y eut une redistribution des portefeuilles et le Commissaire pour la Recherche (Direction Générale XII) a alors cumulé la Recherche mais aussi l’Industrie (DG III). En fait il y eut différentes phases pendant lesquelles la Recherche était associée à l’Industrie d’autres où elle en était séparée, jusqu’à ce jour où elle est encore une fois séparée.

Ceci dénote sans doute la difficulté de mettre en symbiose la recherche fondamentale et la recherche appliquée. Ceci représente un sujet à part entière que nous ne pouvons pas développer ici, bien qu’ il soit au coeur de la politique communautaire.

C’est aussi en 1973 que la Communauté, voyant que Euratom et le JRC étaient en déclin par rapport à la recherche nationale de chaque pays, envisage son rôle par le biais des programmes cadres que nous connaissons encore aujourd’hui , à savoir :

Dans sa proposition de 1973, qui fut adoptée en 1974 par le Conseil, le Commissaire pour la Recherche, la Science et l’Education : Rolf Dahrendorf, prévoyait des domaines de recherche spécifiques qui incluaient déjà "la qualité de la vie", la régénération de l’Industrie Européenne ainsi que des prévisions à long terme (Europe + 30). i.e. planification sur 30 ans.

Dès 1978, en parallèle avec la politique de recherche mise en oeuvre par la Commission, qui correspond au développement formidable de la technologie de l’information, le programme ESPRIT (European Strategic Programme for Research and development in Information Technology) voit le jour. C’était en fait le programme précurseur des Programmes Cadres de la Commission que l’on connait actuellement, de par sa structure mais aussi de par l’implication du secteur industriel dans ce type de programme. Tendance que l’on voit maintenant s’estomper à l’occasion du 6 ème programme cadre où la recherche fondamentale est à nouveau à l’ordre du jour.

Le 1er Programme Cadre

(FPI : Framework Programme I) a été approuvé le 25 Juillet 1983 et ceci pour la période 1984-1987.

Ce programme mettait en avant la recherche industrielle. En 1984 la Commission constitue un Comité (IRDAC : Industrial Research and Development Advisory Committee) pour se faire épauler dans l’organisation du programme.

Objectifs et secteurs

Les objectifs de ce premier programme mettent en évidence la volonté d’impliquer le secteur industriel qui est mis en exergue par le programme parallèle : BRITE : Basic Research in Industrial Technologies for Europe).

Le 2ème Programme Cadre

Le 2ème programme cadre coïncide avec l’Acte Unique Européen (Juillet 1987), les difficultés rencontrées pour le financement des précédents programmes sous les trois autres traités sont aplanies par l’Article IV qui permet de couvrir le financement du développement de la recherche et de la technologie sur des programmes pluriannuels.

La partie "amélioration de la coopération européenne en matière de Science et Technologie" s’accroît (tout en restant minime par rapport aux autres financements).

Le 3ème Programme Cadre

Ce dernier s’affine quant à l’organisation des phases de financement, deux programmes pouvant se juxtaposer afin de ne pas interrompre brutalement des recherches. Les objectifs, de 8 passent à 3 :

(point qui nous concerne directement : Formation et Mobilité des Chercheurs).

Notons à ce propos que la partie dévolue au secteur Information et Communication ainsi qu’aux technologies industrielles représentent encore 52,8 % du budget et le "Management" des ressources intellectuelles : 8,8 %.

Le 4ème Programme Cadre

Il s’opère durant le traité de Maastricht (Février 1992). Les changements qui concernent la Recherche sont importants grâce à l’Article 130f qui transforme la notion de "scientific and technological bases of Community industry" en "all the research activities deemed necessary by virtue of other Chapters of the Treaty".

L’Article 130f oblige les États Membres à coopérer en matière de politique de la recherche afin d’atteindre une harmonie européenne.

Le 5ème Programme Cadre

C’est celui en vigueur actuellement alors que le 6 ème a déjà été négocié et entrera en vigueur en 2001. Il met en avant les facteurs de cohésion, de " subsidiarité ". Il y a peu de changement concernant notre sujet de Formation et Mobilité des Chercheurs.

Les priorités exprimées par l’ESF (European Science Fundation), la Commission, l’IRDAC (Industrial Research and Development Advisory Committee) et l’ESTA (European Science and Technology Assembly) sont convergentes. L’ESF suggérant "High priority with minor changes", l’IRDAC et l’ESTA "Important" et la Commission appuie sur "l’identité européenne de la recherche".

B. La Direction Générale Recherche

a) dans son contexte

La Commission Européenne est formée de 20 commissaires, chargés de portefeuilles comme le sont les ministres d’un gouvernement, assistés par une administration qui se répartit entre un Secrétariat Général, des Directions Générales et des Services.

b) en elle-même

La Direction Générale Recherche, ancienne DG XII (Science, recherche et développement) et recherche en agriculture de l’ancienne DG VI (Agriculture) est placée sous l’autorité de M. Philippe Busquin, Commissaire à la Recherche.

Elle a pour mission

e de recherche technologique et de développement et elle contribue de facto à la " compétitivité " internationale de l’Industrie Européenne.

Pour mettre en oeuvre cette politique, la Communication présentée en introduction a pris effet le 18 Janvier 2000.

c) organigramme succinct de la Direction Générale

La Direction Générale Recherche est "pilotée" par un Directeur Général, lui même aidé dans sa tâche par un Directeur Général Adjoint ainsi que d’un Assistant du Directeur Général.

Les entités dépendantes sont constituées de 13 Directions, celle qui nous concerne est la Direction F "Potentiel Humain et Mobilité" et à l’intérieur de cette Direction : l’Unité 1 : "Research Training Networks".

Cet organigramme succinct suggère que, comme nous le verrons par la suite, malgré toute la lourdeur que l’on peut lui reprocher, cette DG est en fait très active si l’on considère la complexité et le nombre de programmes et de projets que l’on y gère.

 

C. Les réseaux :

Formation et Mobilité des Chercheurs

a. le V ème Programme Cadre Recherche et Développement.

Le Vème Programme Cadre est l’instrument principal pour la mise en oeuvre de la politique de recherche scientifique et technologique de l’Union Européenne pendant la période 1998-2002.

Comme pour le précédent, il s’agit de contributions financières à des projets internationaux de Recherche et Développement Technologique.

Peuvent y participer tous les scientifiques appartenant aux pays membres de l’Union Européenne ou aux pays associés, que ceux-ci soient privés ou publics, industriels ou académiques.

Le Vème Programme Cadre est intitulé :

Accroître le Potentiel Humain et les bases de connaissance socio-économiques

Il gère un budget total de 13,7 milliards d’Euros.

Pour bien situer l’enjeu, il convient de savoir que le budget des Fonds Structurels (Fonds Européens de Développement Régional) pour 2000-2006 s’élève à 195 milliards d’Euro.

 

b. Formation et Mobilité des Chercheurs

Le Programme Cadre propose quatre types d’Actions qui sont détaillées sur l’URL Cordis.

L’Action I propose plusieurs programmes thématiques tandis que les autres Actions se divisent en thèmes.

 

L’Action qui nous concerne est la 4ème : Accroître le potentiel humain de recherche, avec un budget de 1.28 milliards d’Euro. Dans cette Action, nous nous situons dans le thème : Formation et mobilité des chercheurs dont le budget est de 0,858 Milliards d’Euros.

Ce budget représente environ 70% de la 4ème Action. L’Action clé : base de connaissance socio-économique ayant un budget de seulement : 0,165 milliards d’Euros.

Q

Il y a 250 réseaux subventionnés par le IVème Programme sous le thème : "Formation et Mobilité des Chercheurs" (que l’on trouve la plupart du temps en anglais : TMR (Training and Mobility of Researchers)).

Sous le Vème programme dont le thème est intitulé "Accroître le Potentiel Humain"

167 nouveaux réseaux sont financés.

 

G

Deuxième partie

A. Contexte

B. Étude de cas

CONTEXTE

L’intérêt pour les Programmes Cadres Recherche et Développement a commencé au début des années ‘90. A cette époque nous avons pu assister à la mise en place de services "Relations Internationales" au niveau des Un

iversités, des Instituts, des collectivités locales. On a vu apparaître des "points de contacts" nationaux, régionaux. Bruxelles et les États Membres posaient des jalons. Tout un personnel (administratifs comme scientifiques) s’est vu proposer de nouvelles fonctions liées aux financements venant de la Commission Européenne.

Ceci a eu pour conséquence, une surenchère d’informations. Des informations redondantes sont arrivées par fax, par courrier, par mail. Tout le monde voulait "aider", tout le monde voulait "informer" sur les possibilités de financement des chercheurs. Des stages étaient organisés, par Bruxelles et par toutes les entités concernées en aval. Il en résultait (on peut même utiliser le verbe au présent) une organisation de type "banian".

 

Notons à ce propos qu’il s’agit pour la plupart du temps d’informations passives, c’est-à-dire que l’on se borne à faire suivre des documents. Le CNRS continue à faire des efforts de formation. Le dernier stage en date s’adresse au "binôme scientifique-gestionnaire". Ceci nous montre à quel point il est nécessaire d’inclure dans la grille des métiers cette spécialisation au risque de voir certains chercheurs passer 50% de leur temps à des tâches purement administratives.

L’explication qui suit propose la description du travail du "coordinateur administratif", ou du moins ce que le scientifique espère trouver comme appui logistique.

Ce coordinateur a pour tâche de tenir le tableau de bord du réseau. Il doit être en mesure d’informer le scientifique à tout moment de la situation financière du réseau, de lui donner une estimation, des prévisions sur les embauches futures. Il doit veiller à ce que les critères de dépenses imposées par la Commission soient bien respectés sur tous les sites (frais de fonctionnement, salaires, etc...)

Ce tableau de bord est un document qui rassemble les données traitées en amont par les différents services de l’administration centrale : ressources humaines, contrats, financiers, et cela pour chaque site.

Grâce à ce document (que l’on pourra placer sur le site web approprié) on est en mesure de planifier sur deux ans les salaires, les frais inhérents au réseau, colloques, rencontres, visites de courte durée, etc. Ceci est d’autant plus indispensable que les rapports financiers reviennent de la Commission avec des délais aussi importants qu’imprévisibles (nombre élevé de réseaux à traiter et circuit administratif de contrôle à plusieurs niveaux).

Les fonds sont versés sur le compte du site coordinateur (via le Trésor Public pour le CNRS) et les sommes respectives sont alors reversées sur les comptes des différents sites associés. Si l’on sait que la première année une avance de 40% est versée par la Commission et que les remboursements des dépenses successives sont effectués au prorata des dépenses elles-mêmes, on s’aperçoit au cours de la troisième année que certains sites se retrouvent dans l’impossibilité d’embaucher pendant plusieurs mois car la somme attendue (ou souhaitée) n’apparaît pas sur leur comptabilité.

Il ne s’agit pas là d’un dysfonctionnement à proprement parler. Le délai entre l’engagement des dépenses et la notification de leur remboursement est long. Ceci est dû à la complexité des circuits administratifs au niveau européen et pluri-national : la Direction Générale Recherche à la Commission, l’administration centrale du coordinateur, et celle des sites associés ainsi que les établissements financiers impliqués, les départements ou laboratoires.

B. ÉTUDE DE CAS

 

Afin de préciser le domaine étudié nous présentons une équipe de recherche qui a bénéficié de financements européens.

Cette équipe fait partie d’un laboratoire, Unité Propre de recherche du CNRS , constituée de plusieurs équipes de recherche, dans différents domaines en mathématiques..

Le premier contrat obtenu par cette équipe date de 1992.

Il s’agissait du financement d’un réseau de 8 sites de quatre pays membres différents.

Les premiers pas dans le monde administratif et financier de la Communauté Européenne ont été difficiles. Les structures locales de l’administration du CNRS qui s’occupent de gérer ces financements n’étaient pas encore en place ou du moins pas vraiment rodées. Le travail de coordination du réseau, au niveau du Laboratoire, était à l’époque, assez expérimental et parfois lourd et compliqué. D’autant que étant site coordinateur les informations devaient être répercutées vers les différents sites du réseau, qui eux-même faisaient leur première expérience en la matière.

Au niveau de la Direction Générale Recherche de la Commission, les gestionnaires eux non plus n’étaient pas aguerris, bien que ce fut le 4ème programme.

Cette première approche a toutefois été riche en expériences, et ce facteur expérience a certainement constitué un atout lors de l’obtention du deuxième contrat en 1997 car la maîtrise en matière de gestion de réseaux est un critère qui entre dans la sélection des candidats.

Il faut remarquer à ce propos que la bureautique a très rapidement évolué et contrairement au précédent programme où pratiquement tous les documents étaient des supports papier, la majeure partie du travail se fait maintenant sur support électronique, courriers, pages web, etc...

La préparation, la proposition et ensuite le suivi constituent un travail inéluctable et très prenant. Ceci a été vérifié durant l’enquête auprès des autres sites visités.

 

Des prémisses au contrat (chronologie)

Projet, réponse à l’appel d’offre, proposition (1995)

La décision de répondre à cet appel d’offre date d’octobre ‘96. Le travail a débuté par une réunion informelle en Juin ‘95, alors que l’appel d’offre n’était pas encore ouvert. Le dernier trimestre 1996 s’est passé en échanges de courriers électroniques et conversations téléphoniques avec les sites pressentis. Par site nous entendons, les différents départements, Laboratoires ou Instituts avec lesquels les chercheurs ont des liens de travail instaurés depuis longtemps. La proposition a été écrite en collaboration avec les personnes impliquées dans ces sites. Elle a été rédigée en anglais et a été présentée en 12 points, chacun des points s’approchant évidemment le plus possible des objectifs de l’appel d’offre (les notes qui suivent les rubriques donnent des informations sur les points qui doivent être développés).

1 Sujet de recherche

Le sujet tout en étant fondamental est lié à un domaine appliqué

(recherche fondamentale pouvant porter ses fruits à plus ou moins longue échéance dans un domaine d’application).

2 Objectif du projet

La thématique a été scindée en plusieurs sujets afin de répondre aux critères d’application futurs.

3 Originalité scientifique

De nouveaux fondements sont présentés.

4 Méthode (scientifique) utilisée

Relation entre la théorie et l’application

5 Programme de travail

Le programme de travail a été particulièrement précis. Les tâches de chaque équipe soigneusement énoncées.

6 Présentation de l’expérience collective des différentes équipes de recherches impliquées

Ici on a mis en avant la renommée du responsable scientifique du site coordinateur et l’on passe en revue les travaux déjà effectués depuis quelques années sur le sujet par les différentes équipes.

7 Collaboration entre les équipes

On donne un planning de réunions, colloques, écoles d’été.

Avec, en évidence, d’une part, la mobilité et la formation pouvant être proposées aux différents jeunes chercheurs (pre ou post-doctorants), d’autre part le fait qu’un site doit être développé par souci de cohésion. (participation équilibrée entre les pays des partenaires).

8 Organisation et coordination du réseau.

La coordination du réseau se fait à l’aide d’un serveur web (ce qui n’était pas le cas pour le précédent contrat).

9 Formation

On met ici en évidence la nécessité de former, mais aussi celle de collaborer avec de jeunes chercheurs.

10 Programme de formation

Écoles d’été, séminaires. Le fait que les sites soient suffisamment importants pour encadrer les doctorants et post-doctorants.

11 Liens avec l’industrie

Partie particulièrement délicate lorsqu’il s’agit de science fondamentale. Il faut toutefois développer ce thème et un chercheur du privé a été impliqué dans cette collaboration.

12 Informations financières

Aucune particularité. Calculée sur le nombre de jeunes chercheurs à rémunérer pendant la durée du contrat car les frais de fonctionnement sont minimes.

30 Janvier 1997

Envoi à la DG XII du formulaire de proposition accompagné du projet détaillé.

4 Février 1997

Accusé de réception par la Commission Européenne

15 Juillet 1997

"Cluster meeting"pour les coordinateurs des 19 projets (sur les 100 soumis) et

acceptés -sous réserve-.

La réunion se déroule à Bruxelles, au siège de la DG Recherche, rue Montoyer.

Premier contact avec le Responsable Scientifique qui dirige et suit les réseaux de Bruxelles.

28 Juillet 1997

Envoi de la "copie corrigée" de la proposition.

25 Février 1998

Signature du contrat entre la C.E. et le CNRS

1 Mai 1998

"the Commencement date" : pour une durée de 48 mois.


Cette étude chronologique met en évidence le cheminement ardu et lent qui freine souvent les demandeurs. Pratiquement 3 ans se sont écoulés entre la décision de répondre à un appel d’offre et l’obtention du contrat. Il ne faut toutefois pas conclure trop rapidement, l’enquête qui suit montre entre autres choses que de nombreux scientifiques sont prêts à s’investir, ne serait-ce que pour avoir un budget suffisant qui leur permette de planifier la collaboration de jeunes chercheurs.

 

Troisième partie

 

A. MÉTHODOLOGIE

B. ANALYSE DE CONTENU

 

A. Méthodologie

Nous venons de faire l’historique et la présentation des financement européens en matière de recherche fondamentale ainsi que l’étude du point de vue chronologique d’une proposition. La problématique développée ici est la perception de ce type de financement, à la base, aussi bien par les scientifiques concernés que par les administratifs.Par perception, nous ente ndons : comment ce type de financement est accueilli par l’utilisateur.

Pour atteindre ce but nous avons décidé de nous appuyer sur un échantillonnage non-aléatoire.

Les stratégies visant la réalisation d’un échantillonnage non-aléatoire sont parfois désignées en utilisant l’expression "stratégies non-probabilistes". L’usage de ces termes fait référence au fait que l’on ne se base pas sur les lois du hasard pour créer notre liste de personnes à joindre.

En effet, dans cette enquête, les "acteurs" interrogés sont tous concernés de près ou de loin par ce type de financement. Les personnes n’appartiennent pas toutes au réseau présenté dans le chapitre précédent, mais toutes ont eu l’occasion, soit de faire une demande de financement, qui a abouti ou non, soit ont fait partie d’un réseau en tant que coordinateur d’un site ou site associé, ou en ont bénéficié.

L’étude s’est faite par le biais de grilles "d’entretiens ouverts" ce qui a permis des discussions, des échanges, et évidemment l’apparition d’autres thèmes qui sont aussi développés dans ce travail.

Les rubriques de bases sont les suivantes :

de la DG Recherche

Les entretiens basés sur ces rubriques ont donné lieu à l’ouverture du sujet vers d’autres thèmes, comme :

 

Les entretiens ont été enregistrés sur magnétophone et ensuite transcrits, en l’état, sur papier.

De ces différentes conversations, nous avons choisi des thèmes récurrents sur les trois sites et des thèmes propres à chacun des sites. Nous en faisons l’analyse dans le chapitre suivant.

a) La grille d’entretiens

Elle est basée sur quatre grands thèmes et une succession de questions secondaires qui précisent la question principale permettant ainsi de recentrer le sujet.

 

Thème 1 - Connaissance de la DG XII - Direction recherche

connaissez vous :

 

Thème 2 - Les financement des réseaux "TMR" : Training Mobility Research

(en français : Formation, Mobilité des Chercheurs)

Les fonds européens pour les réseaux de recherche

 

Thème 3 - Les services administratifs des sites en matière de financements européens

- l’information est-elle bien répercutée dans les Laboratoires ?

(au même titre que les chercheurs)

pour des questions relationnelles (l’europe ne se fait pas qu’avec des discours)

pour des questions purement linguistiques et logistiques

 

Thème 4. - La dimension européenne

B. ANALYSE DE CONTENU

 

Thème 1

Connaissance de la DG XII - Direction recherche

 

La tendance principale qui ressort de cette étude est une méconnaissance du fonctionnement de la Commission en général et de la Direction Générale Recherche en particulier.

Nous présentons ci-dessous les thèmes récurrents dérivés des entretiens.

Les personnes interrogées sur les trois sites semblent n’avoir qu’une connaissance très succincte de l’organisation qui gère et distribue les fonds européens pour la recherche et le développement.

Le nom du Commissaire à la Recherche n’est pas connu, pas plus que le nom du Directeur Général.

Les Services qui dépendent d’eux sont encore moins connus. Seuls les coordinateurs de réseaux ont pu mentionner quelques noms de personnes auxquelles ils avaient eu à faire directement.

Il y a quelques critiques du côté français sur la façon dont les projets sont sélectionnés, mais peu de gens savent comment effectivement la sélection se déroule. On se borne a dire qu’elle est obscure. Il y a même des bruits sur une "auto-distribution" ....

Les points de contacts nationaux (relais d’information C.E.) eux aussi manquent de visibilité.

Lorsque les scientifiques décident de faire la démarche de demande de financements, ils s’investissent plutôt dans la recherche d’informations sur le site web de la C.E.

Dans le passé (années ‘92 -’95) le téléchargement des formulaires n’était pas au point, c’est uniquement pour obtenir les formulaires qu’ils s’adressaient à leurs administrations centrales. A l’époque ils n’espéraient pas obtenir d’avantage. Très peu de personnes d’ailleurs étaient en mesure de leur donner les indications qu’ils demandaient.

On a constaté l’effort croissant des collectivités locales, des centres de formation des Services des Ressources Humaines pour former et informer sur les possibilités de financements européens. On perçoit tout de même cela comme une information passive.

Un autre point de critique souvent relevé est le manque de cohésion entre les règles administratives nationales et celles de Bruxelles.

On a noté une réticence plus grande sur le site de Cambridge. (Le Britannique a une tradition de droit oral).

"Il est difficile de savoir ce qu’il se passe à Bruxelles. Bruxelles ne s’intéresse pas aux problèmes des chercheurs sur le terrain. Bruxelles est plutôt occupé à faire suivre certaines règles".

"Le problème est que Bruxelles est " napoléonique ", dans le sens : on croit aux codes. Et les règles sont probablement des règles prises en Belgique et en France.

Ici les règles sont différentes, ici à Cambridge, et les gens de Bruxelles ne croient pas aux règles des autres" ...

"Il y a beaucoup de problèmes aux rapports finaux. Les règles sont différentes à Bruxelles et les deux systèmes d’écrire les comptes ne correspondent pas. Je dis " napoléonique ", je ne dis pas jacobin, parce qu’au fond, les jacobins étaient des réformateurs, et à Bruxelles, non, du moins pour l’instant".

Sur un autre registre, c’est un français qui parle :

"les procédures nationales françaises et italiennes se calquent de plus en plus sur le système "européen".

Du côté italien aussi on a ce type de raisonnement :

"Non je ne veux pas faire de demande de financement car à Bruxelles tout fonctionne avec des lobbies et moi je ne fais pas de politique".

 

Thème 2

Les financement des réseaux "TMR" : Training Mobility Research

Les principales remarques sont les suivantes :

La critique sur le travail trop lourd du coordinateur a fait l’unanimité.

Par contre les scientifiques s’accordent à dire que c’est formidable de pouvoir accueillir de jeunes chercheurs :

"Le fait qu’ils soient jeunes et qu’ils aient été formés dans un cursus différent sont des facteurs positifs pour la recherche. Les jeunes scientifiques de différents pays, non seulement apprennent aux côtés des chercheurs confirmés, mais ils leur apportent aussi des idées originales".

Toutefois ils trouvent la procédure trop lourde.

"la rigidité des règles au niveau de la proposition est dissuasive"

"les dossiers sont préparés pour faciliter la tâche des administratifs, pas des scientifiques"

"peu de ces programmes sont adaptés au maths".

"ces programmes sont trop restrictifs, on ne peut pas faire des maths. exclusivement avec des matheux européens"

Les jeunes post-doctorants interrogés considèrent comme une chance le fait d’être financés par ces réseaux.

Un italien :"la mobilité créée est importante. On a la possibilité d’assister à des conférences, de séjourner dans d’autres sites ..."

Un autre dira : "Les bourses Marie-Curie sont difficiles à obtenir et en ce qui concerne les réseaux, dans mon domaine aucun responsable ne veut s’investir dans la coordination".

Une française (en Angleterre) s’exprime en ces termes :

"oui c’est bien d’avoir une bourse C.E. J’ai soutenu ma thèse il y a un an et cela m’a permis de séjourner dans d’autres sites en attendant d’avoir un poste en France. Le problème est que si l’on s’éloigne trop de son lieu d’origine, on nous oublie, on fait passer les locaux en premier".

Un chercheur français :

"les TMR, c’est bien, car ça permet de planifier la venue des post-doc"

Thème 3

Les Services administratifs des sites en matière de financements européens

 

Trois sujets de préoccupation reviennent régulièrement :

 

"Gérer un réseau signifie s’occuper de toute la partie administrative aux côtés d’un coordinateur scientifique, qui lui n’est sensé s’occuper que de son sujet de recherche".

Ce serait l’idéal, mais dans la réalité cela ne se passe pas ainsi. Pour différentes raisons, et notamment le manque de formation et le manque de reconnaissance du métier font que toute une partie des charges administratives retombent inexorablement sur le coordinateur scientifique.

Le répertoire des métiers du CNRS n’inclue pas cette spécialisation, pas plus que la connaissance de langues étrangères.

Le même problème se pose au niveau de l’administration de Bruxelles où depuis deux ans on a vu apparaître "un responsable scientifique" bien séparé des gestionnaires, mais qui lui-même fait un travail d’administratif. Son travail étant de faire respecter les directives de Bruxelles".

Les administratifs du Département de Mathématiques de Roma III se sentent peu concernés par ce travail de "financements" européens. Non pas qu’ils n’aimeraient pas s’y intéresser, mais tout simplement on ne leur demande pas de s’en occuper. C’est le scientifique qui fait tout le travail, seul le Service comptabilité de l’Université est impliqué.

"L’APRE (Agenzia per la Promozione della Ricerca Europea), ensemble avec le MURST (Ministero dell’Università e della Ricerca Scientifica e Tecnologica) qui a signé une convention avec Roma III, donne un seul séminaire gratuit par an. Les stages (1 cours de 2 jours sont financés par le Département) c’est insuffisant. Vous serez d’accord : c’est peu pour s’initier à la gestion des fonds européens!"

"A Roma III, il y a un très bon Service Relations Internationales, mais ils s’occupent plutôt de tout ce qui concerne les étudiants. Il n’y a pas de bureau qui puisse s’occuper uniquement des 22 Départements de l’Université pour tout ce qui concerne les appels d’offres de l’Action 4".

Notre première approche du Département de Mathématiques de Cambridge a révélé les mêmes failles.

"Au début, nous avons eu beaucoup de difficultés à traiter ce type de financement. Les consignes de Bruxelles n’étaient pas claires. Nous avons eu beaucoup de difficultés à gérer notre premier réseau. Les informations venaient de l’administration centrale et il y avait de leur part, soit une volonté de rétention d’information, soit une méconnaissance des règles.

Depuis le 1er Mars 2000, nous avons un Service qui s’occupe de cela, la "Research Service Division". On peut obtenir d’eux des informations sur les Bourses, les contrats, etc. Au sein de ce Service, il y a un "European Liaison Officer" qui envoie par courrier électroni

que vers les Laboratoires ou les Instituts les différents appels d’offre. Un bémol, toutefois, cette personne envoie tout en vrac. Il n’y a pas de tri en amont et donc chacune des entités intéressées doit le faire".

D’autre part l’interlocuteur mentionne : "il n’y a pas un bureau auquel les chercheurs pourraient s’adresser directement. Type : j’ai une collaboration avec un tel, nous avons tel genre de projet : que me proposez-vous comme financement ?"

Ce passage est tiré d’une entrevue avec un personnel administratif du Département.

Le travail du "european liaison officer and website development", poste créé en Mars 2000.

consiste à recevoir les appels d’offres de la Commi

ssion Européenne, par le biais de l’UKRO (United Kingdom Research Office) et à " redispatcher " ces informations via web vers les entités de recherche intéressées.

"Nous sommes très bons en financements européen, ce sont les gens de la DG Recherche qui nous le disent".

Thème 4

La dimension européenne

Toutes les personnes interrogées (sauf une) s’accordent sur le fait que ce type de financement donne une "certaine" dimension européenne à la recherche.

"oui, ça aide, mais en Mathématiques, le milieu est très international. Cela n’empêche d’ailleurs pas la recherche européenne. En l’occurrence nous avons "la Société Européenne de Mathématiques".

Nous avons obtenu différentes réponses allant dans ce sens sur les trois sites.

Par exemple : "cela peut faciliter, mais il faudrait, pour bien faire un CNRS Européen".

Dans un autre ordre d’idée, nous devons aussi citer :

"je ne me sens jamais appartenir à quoi que ce soit sauf à l’internationale des gens qui n’appartiennent à rien".

Les administratifs des Universités Européennes sont-ils les laissés pour compte dans la construction d’une Europe de la Recherche ?

Les administratifs questionnés s’accordent tous à dire que l’on devrait organiser des échanges entre personnels des différentes Universités européennes, pour des raisons linguistiques, mais aussi relationnelles.

"On travaille mieux avec quelqu’un que l’on connait. L’UNICA (Institutional Network of the Universities from the Capitals of Europe) a été la seule à financer se type de démarche. Mais il s’agissait de subventionner un voyage d’une semaine, c’est-à-dire une toute petite action et elle ne venait pas de la Commission Européenne".

 

QUATRIÈME PARTIE

Les thèmes dérivés de l’enquête

SUR LES "RÉSEAUX PARALLÈLES"

Nous avons étudié succinctement en un premier temps l’historique des Programmes Cadres à travers les différents organismes " décideurs " dans une Europe en formation et nous avons brièvement exposé l’organisation de la Direction Générale de la Recherche au sein de la Commission. L’enquête nous a révélé que la plupart des scientifiques ne connaissaient pas l’organisation de la Commission Européenne mais elle nous a aussi dévoilé ce que l’on peut appeler les "réseaux parallèles" également inconnus aux chercheurs (sauf celui ou ceux auxquels ils appartiennent, naturellement !)

Il est intéressant de voir comment un deuxième strate se mobilise pour participer à cette "Europe de la recherche".

L’enquête en Italie et au Royaume-Uni nous a amenés à constater qu’un nombre grandissant d’organismes gouvernementaux ou non gouvernementaux se sont créés depuis 1983, année clef pour le financement de la Recherche au niveau Européen. Nous allons donner à titre indicatif et informatif, quelques exemples de ceux qui se sont constitués par rapport à "ce pôle attractif" qu’est devenu Bruxelles.

E C M I (The European Consortium for Mathematics in Industry)

Ce Consortium a été fondé en 1986 par des mathématiciens de dix Universités Européennes.

Il a pour but

TIRRENUM

Consortium d’universités italiennes (Pise, Florence, Gène, Sassari, Roma 3, Sienne) a un bureau à Bruxelles. Ils organisent entre autres des séminaires pour les administratifs et aussi des stages à Bruxelles.

UNICA

"Institutional Network of the Universities from the Capitals of Europe".

Fondé en 1990, sur l’initiative de l’Université Libre de Bruxelles.

C’est une organisation non-gouvernementale, à but non lucratif. Sa principale caractéristique est qu’elle regroupe des membres d’Universités de Capitales européennes. 29 Universités de 24 pays différents.

Elle a pour but :

Son siège est à Bruxelles auprès de l’Univesité Libre de Belgique.

COIMBRA GROUP

Basée sur les mêmes principes que UNICA, cette organisation est un réseau de 34 Universités situées hors capitales européennes.

Elle comprend, notamment en France : l’Université de Montpellier, en Italie, l’Université de Pavie et de Sienne et en Grande-Bretagne, l’Université de Bristol, de Cambridge, d’Edimbourg et d’Oxford.

Son siège est à Bruxelles "Coimbra Group Office", rue de la Concorde.

SUR LES RÉSEAUX D’INFORMATION

APRE (Agenzia per la Promozione della Ricerca Europea)

Cette Agence a été spécialement conçue pour promouvoir la participation italienne aux différents programmes européens de la Recherche et du Développement Technologique. Avec siège à Rome, elle a des bureaux dans la plupart des régions italiennes. De plus elle fait partie du réseau des "Innovation Relay Centres" et des "Focal Points" (points d’assistance pour les PME). Ensuite l’Agence a créé des "punti APRE università" ou sont envoyés régulièrement les communiqués de la C.E.

UKRO - U.K. Research Office

C’est le principal Service d’information sur les fonds européens pour la recherche et l’enseignement supérieur. Il s’est établi à Bruxelles en 1991. Cet organisme fonctionne grâce aux fonds de Conseils de la Recherche du Royaume Uni. 110 Universités payent leur cotisation annuelle de £3000.- pour recevoir les informations.

Cet organisme a un bureau à Bruxelles avec 8 personnes en poste. Ces personnes ont des liens directs avec la Commission. Chacune des personnes s’occupe d’une région particulière du Royaume-Uni.

REFUND (Research Funds Informaton News Service)

Serveur de l’université de Newcastle upon Tyne. En libre service pour les membres de l’Université, les informations sont accessibles par d’autres universités sur abonnement.

IGLO (Informal Group of R&D Liaison Offices in Brussels)

C’est un groupe informel qui facilite l’accès aux fonds européens en R&D.

Des Clubs :

EUROHORCS

Club informel créé en 1992, il regroupe 35 organismes de recherche des États Membres de l’Union Européenne. Pour la France, sont membres d’Eurohorcs le CNRS, l’INRIA, l’INRA, l’INSERM et l’IFREMER.

La Norvège et la Suisse sont membres associés à travers le Conseil de recherche de Norvège et le Fonds National Suisse.

Le comité exécutif (steering committee) est constitué de représentants de sept pays de l’Union : l’Autriche, l’Allemagne, la Finlande, l’Italie, la Grande-Bretagne, l’Espagne et la France, représentée par le CNRS.

LE CLORA (Le Club des Organismes de Recherche Associés)

38 organismes publics et para-publics de recherche et d’enseignement supérieur, regroupés pour promouvoir la participation de la communauté scientifique française aux activités de recherche de l’Union européenne.

Les groupes consultatifs, Académie, Conseil, Assemblée, Association ou Fondation : les dispositifs chargés de conseiller la Commission dans ses choix stratégiques ne manquent pas. Il s’en crée régulièrement de nouveaux .....

Cf. La Recherche, numéro 313 - octobre 1998, intitulé "L’Europe a-t-elle besoin d’une nouvelle Académie ?" ( ... l’Academia Europeae a été fondée en 1998 pour "promouvoir l’étude, l’éducation et la recherche en Europe". Forte de ses quelque 1650 membres (tous désignés par leurs pairs), cette très discrète assemblée entend notamment donner, à qui veut bien la consulter, des avis indépendants concernant toute question d’ordre scientifique ou académique".

Ces réseaux d’information et d’assistance qui eux-mêmes s’appuient sur d’autres réseaux et en génèrent à différents niveaux (Laboratoires, Instituts, Universités, collectivités locales, etc) constituent-ils le plus court chemin vers Bruxelles ?

Sans doute pas, mais ces réseaux nous prouvent, de par leur seule existence, qu’une "certaine" Europe de la Recherche existe.

Disons qu’il s’agit du strate intermédiaire, entre les grands " décideurs " internationaux, nationaux, politiques, privés et les usagers.

La plupart des chercheurs interrogés ignoraient l’existence de ces organismes. Seuls étaient au courant, les chercheurs fortement impliqués dans l’administration ou les administratifs eux-mêmes concernés par les actions dérivées d’un travail spécifique.

Il est étonnant, sachant que le budget de Bruxelles en matière de Recherche et Développement ne correspond qu’aux 3% des budgets nationaux, de voir tant d’investissement en Ressources Humaines de la part des Universités, des collectivités locales, des centres de recherche et autres organisations.

 

SUR LES FONDS STRUCTURELS Les Fonds Structurels Européens sont infiniment plus importants que les fonds réservés à la Recherche et au Développement, certes, mais ils jouent un petit rôle dans la Recherche au niveau des collectivités locales. Nous avons ainsi décidé de leur garder une place dans notre étude car la question a été soulevée au cours de l’enquête.

Une nouvelle ère commence avec l’entrée des pays de l’Est, et l’on peut prévoir que tout l’effort de mise en place de structures traitant de ces financements au niveau régional et national, sera remis en question.

"L’effort de cohésion et les fonds qui y sont consacrés actuellement à l’ouest se déplaceront à l’Est. Que deviendront alors toutes ces structures et leur personnel ? Les financement s’épuisant, les politiques régionales ne seront-elles pas remise en question ?"

SUR LES DIFFICULTÉS DE DIRIGER UNE RECHERCHE EUROPÉENNE

a) le IVe PROGRAMMES CADRES RECHERCHE & DÉVELOPPEMENT de

12,3 milliards de francs (le cinquième n’a augmenté que de 2,5 % par rapport à celui-ci) ne représente que 3% des dépenses en R&D des États Membres,

b) les Programmes Cadre sont négociés au travers de procédures formelles de l’Union, incluant les États Membres, la Commission et le Parlement.

"Les procédures d’adoption sont ainsi rendues difficiles, non seulement en ce qui concerne la valeur du programme dans son ensemble, mais aussi son contenu".

SUR LES PROPOSITIONS DE LA COMMISSION

L’analyse des passages qui s’appliquent (ou qui pourraient s’appliquer) au secteur spécifique des mathématiques nous amène à une réflexion générale sur ces différentes propositions et viennent étayer les arguments recueillis durant notre enquête.

1. Mettre en réseau les centres d’excellence et créer des centres virtuels.

Cartographie des Centres d’excellence européens

Par là la Commission entend : collaboration entre entreprises et centres de recherche : "Un des critères généralement retenus pour la définition des Centres d’Excellence est leur capacité à produire des connaissances exploitables à des fins industrielles".

Notons au passage dans le texte l’anglicisme (ou américanisme) "les entreprises pourraient collaborer avec fruit avec eux" : les problèmes linguistiques à la Commission ne sont pas résolus.

Collaboration associant Universités et entreprises par le biais de Centres virtuels (par réseaux électroniques).

Les sujets en mathématiques sont pour la plupart du temps très pointus et le peu de scientifiques qui collaborent sur un même sujet se connaissent, aussi bien au niveau national, européen, qu’international. Depuis déjà une dizaine d’années, les chercheurs communiquent par courrier électronique et les "journaux scientifiques électroniques" eux aussi existent depuis longtemps.

Toutefois l’idée d’une cartographie de la part de la Commission Européenne semble excellente si elle peut mettre en évidence le type de financement qui convient à chaque type d’Institut.

En effet un chercheur en mathématiques ou physique mathématique n’a pas les même besoins qu’un chercheur en physique expérimentale par exemple ou en biologie.

2. - Des instruments et des moyens publics utilisés en plus grande cohérence.

2.1. Mettre en oeuvre de manière plus coordonnée les programmes de recherche nationaux et européens."

Notre enquête met en avant que les chercheurs considèrent les fonds européens, comme simplement une autre possibilité de financement, au même titre que les innombrables et multiples appels d’offres soumis par les différentes Institutions ou organisations nationales et internationales. L’étude fait apparaître que les financements européens sont jugés trop lourds administrativement par rapport à certains financements nationaux institutionnels plus spécifiques et donc plus faciles à gérer. Par exemple les programmes d’actions intégrées, les programmes internationaux de coopération scientifique. Ces actions pourraient en effet être reprises à un niveau Européen. Mais de quelle façon pourront-elles être traitées ?. Entre deux pays, il s’agit d’actions légères et faciles à gérer, serait-il possible de les traiter de la même façon au niveau de Bruxelles ?

1.2. Définir une approche européenne en matière d’infrastructures de recherche et

2.2. Renforcer les relations entre les organisations de coopération scientifique et technologique européennes.

V

C’est-à-dire une plus grande visibilité du rôle de la Commission par rapport aux organisations de coopération scientifiques européennes intergouvernementales (FES, ESA, EMBO, EMBL, CERN, ESO, ESRF, ILL, EUREKA, COST)

Il est difficile d’avoir une vue d’ensemble des politiques menées par la multitude (le mot n’est pas faible) d’organisations, de fondations, de regroupements qui ont vu le jour à la fin des années ‘80 et qui font oeuvre auprès de la C.E. de conseillers mais aussi de lobbying.

3. Un investissement privé plus dynamique.

Par le biais de mesures fiscales qui inciteraient les entreprises à créer des postes de chercheurs.

Oui le problème se situe bien là. En réponse nous citerons le document (dont la production a d’ailleurs été financée par la Commission) :

Changing Structure, Organisation and Nature of European PSR Systems.

(Comparison of Public Research System)

"Les résultats de cette étude suggèrent qu’il faudrait corriger la tendance du secteur public à promouvoir l’innovation industrielle, qui favorise la Recherche à court terme, mais qui pénalise la Recherche à long terme qui, elle, porte ses fruits dans un futur plus lointain".

Le parcours est long avant qu’un théorème aboutisse à une application concrète. Les investissements privés à long terme sont rares, et c’est auprès de la recherche publique et "européenne" en l’occurrence que le mathématicien a le plus de chance de rencontrer une oreille attentive. Mais faut-il que les citoyens européen subventionnent la recherche qui aboutit dans le privé, et qui plus est à un niveau mondial ? (sic)

5.4. Stimuler le goût des jeunes pour la recherche et les carrières scientifiques

5. Augmenter la mobilité des chercheurs en Europe

On trouve l’explication en caractères gras dans le texte :

"Les possibilités d’exploitation de la mobilité comme instrument de transfert des connaissances et des technologies devraient davantage être utilisées dans l’avenir, aux niveau national et européen".

Lorsque l’on sait que l’âge moyen du post-doc est passé de -27 28 ans- à 35-38 ans, on peut se demander jusqu’où la politique de mobilité des chercheurs conduite par la Commission va pourvoir aller ?

Enfin, comme déjà mentionné dans notre enquête, le jeune post-doctorant hésite à s’expatrier car bien souvent il pense avoir moins de chances de trouver un poste à son retour.

Notre enquête, fait également état de certains problèmes sur ces différents thèmes.

Les mathématiciens, de par leurs sujets de recherche très spécifiques, sont amenés à faire preuve d’une mobilité au dessus de la moyenne par rapport à d’autres professions.

Ils sont amenés à visiter leurs collègues dans des Universités ou des Instituts à travers le monde. Cette mobilité n’est pas exclusivement "européenne". "Donc mobilité oui, mais avec l’assurance d’un revenu stable qui aille au-delà de deux ans...."

5.2. Introduire une dimension européenne dans les carrières scientifiques

Les carrières sont loin d’être homogènes en matière d’avancement, de salaires. Le chercheur, s’il en a le choix s’établira dans le pays qui lui offre la meilleure opportunité de carrière mais aussi, de salaire.

A noter à ce propos, le manque de postes, qui d’ailleurs est en train de se combler et évolue maintenant vers un manque de jeunes scientifiques "brillants".

Nous avons relevé les arguments d’un participant malheureusement anonyme au meeting : Science funding : the European dimension.

"Je suis à la tête d’un Département de 400 chercheurs. 27 seulement ont un poste !

5.3 Accroître la place des femmes dans la recherche

"Les femmes ne sont pas assez présentes dans la recherche en Europe".

50% de diplômées universitaires, on ne les retrouve plus qu’à moins de 10% au sommet de la hiérarchie académique.

En ce qui concerne les femmes en Mathématiques, la française n’est pas bien représentée par rapport à l’italienne. Le milieu est dit-on, plus misogyne en France qu’en Italie (sans parler de la Grande Bretagne) (sic). Les carrières sont difficiles à mener, très prenantes.

Notre intervenant anonyme au meeting de la Royal Society expose cet argument :

"De plus les femmes sortent du circuit universitaire car lorsque la compétition devient intense (vers les 30 ans) les femmes s’impliquent plus dans la construction d’une famille. D’autre part les Universités du Sud, comme le Portugal par exemple a un grand nombre de femmes scientifiques car elles ont la possibilité d’avoir des postes stables avant leur maternité".

5.4 Stimuler le goût des jeunes pour la recherche et les carrières scientifiques

La Commission fait un constat : la désaffection des jeunes vis-à-vis des carrières scientifiques et encore plus pour les carrières de recherche. Elle trouve une justification en remettant en cause uniquement la façon dont les sciences sont enseignées.

Elle ne fait pas état des perspectives de carrières des jeunes scientifiques. Notons à ce propos le manque de postes et la fuite des cerveaux vers les États Unis.

 

6. Un territoire européen dynamique, ouvert et attractif pour les chercheurs et les investissements.

La Commission met en avant les Fonds Structurels qui redressent le manque de cohésion "du tissu scientifique et technologique européen" et leur importance croissante dans le programme 2000-2006.

On est alors en droit de se poser la question : que deviendra l’impact des Fonds Structurels lorsque les pays orientaux rejoindrons l’Europe. C’est une question qui est de plus en plus d’actualité.

6.2 Intégrer les communautés scientifiques d’Europe occidentale et orientale

Depuis longtemps de nombreuses collaborations scientifiques se sont développées avec ces pays et les tracasseries administratives au niveau des visas de séjour et autres, freinaient ou même annulaient certaines de ces coopérations. Bien qu’un effort ait été fait pour l’accueil des chercheurs de ces pays, il reste encore beaucoup à faire à différents niveaux de l’administration française. Par exemple obligation du chercheur de passer une visite médicale à l’Office des Migrations, ou d’aller lui même faire la queue à un guichet de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie pour obtenir un numéro.

Nous termineront cette analyse par une section de l’action 5.1 puisqu’elle fait partie intégrante de notre étude :

"Action de formation des chercheurs et des responsables administratifs".

Il faut remarquer à ce propos que les chercheurs, et en particulier les mathématiciens sont réticents à ce type de formation (administrative). Par contre une formation des administratifs (responsable est un terme à éviter par respect pour les autres personnels) serait évidemment souhaitable.

Par exemple des actions incitatives telles que la reconnaissance d’un "métier" sinon d’une Branche d’Activté Professionnelle dans la fonction publique. Ou au moins des primes aux agents qui parlent plusieurs langues et se spécialisent dans le financement de la recherche, tant au niveau européen que national et international.

La nouveauté, la complexité des financements européens a eu sur ce chapitre un rôle capital.

Chaque Laboratoire (ou presque), a maintenant un "service R.I.", du moins en France (pas encore en application sur les deux autres sites étudiés), mais le personnel qui se spécialise dans ce travail n’a pas de statut reconnu.

On doit aussi noter que l’on incite de plus en plus les chercheurs à faire des demandes de financements pour des projets déterminés et le temps passé à monter des dossiers pour répondre à des appels d’offres n’est pas décompté du travail scientifique. D’où la nécessité de former du personnel administratif à ce type de travail.

 

SYNTHÈSE DES REPONSES DONNÉES PAR LES COMMUNAUTÉS DE R&D AU SEIN DES ENTREPRISES, DE L’INDUSTRIE ET DES UNIVERSITÉS AU QUESTIONNAIRE RELATIF A LA COMMUNICATION INTITULÉE

<<VERS UN ESPACE EUROPÉEN DE LA RECHERCHE>>

Comme nous l’avons vu au début de ce travail, la préface de cette communication invitait toutes les les personnes impliquées de près ou de loin dans la recherche européenne à donner leur avis par fax ou courrier électronique.

Nous avons pris connaissance (sur le web) des résultats de l’enquête organisée par la Direction Recherche que nous tentons de commenter à notre tour, d’abord parce qu’elle est d’actualité ensuite parce qu’elle est intéressante par rapport à notre propre enquête.

L’enquête de la DG recherche a été déclenchée pour donner une dynamique à la volonté du Commissaire Busquin d’inviter au débat les protagonistes de la Recherche.

Nous constatons que sur les 160 réponses reçues, seulement 11 provenaient du monde purement scientifique ou académique.

Les entreprises qui ont répondu sont des entreprises du secteur de l’automobile, bancaire, de l’industrie en général, des multinationales. Nous n’en citerons que quelques unes sur les 160 :

Fiat, Grundig, Gaz de France, SNCF, Alcatel, Barclays, Solvay, Vodafone Airtouch, etc.

Par contre nous pouvons citer toutes les représentations scientifiques et académiques :

Le message de bienvenue

du ministre de la Recherche français prouve que la concertation a bien eu lieu au niveau des instances nationales les plus hautes, mais quel impact a eu cette enquête sur les scientifiques ? en on t-il jamais pris connaissance ? Est-ce le reflet de leur état d’esprit par rapport au monde extérieur à leur univers ? Pourtant, les scientifiques s’impliquent lorsqu’il s’agit d’une cause sociale ou politique importante : il n’est pas rare de voir apparaître sur le courrier électronique des pétitions pour une cause importante. L’information provenant de la Communauté Européenne est-elle bien répercutée par les administrations nationales ?

Un mélange de tous ces facteurs sont à la base de cet état de faits.

Les résultats de ce sondages sont tout à fait éloquents. Les Industries de par leurs structures et leurs moyens s’intéressent beaucoup au monde de la recherche, mais le monde de la recherche reste replié sur lui-même. Le monde de la recherche s’est-il-donné les moyens de se vendre ? Non sans doute, car intrinsèquement, le monde des intellectuels n’est pas à vendre.....

 

CONCLUSION GÉNÉRALE

L’idée de l'Europe est très ancienne mais c’est une nécessité économique qui est à la base de la création de l’Union Européenne, l’amitié entre les peuples est plus difficilement financée :

La Communauté scientifique française met en application les directives émanant de l’Union européenne (Direction Générale Recherche) par le biais du Ministre de la Recherche, M. Scwartzenberg. Le CNRS a créé le 10 octobre dernier, un nouveau Département intitulé " Département sciences et technologies de l’information et de la communication " (STIC).

Le problème crucial pour la Commission Européenne reste l’implication de l’Industrie dans le financement de la recherche publique et plus particulièrement de la recherche fondamentale.

Des actions incitatives sont mises en place, telles que des bourses à la mobilité pour les chercheurs, entre Laboratoires publics européens et aussi vers l’Industrie mais elles restent insuffisantes. M. Ph. Busquin, Commissaire à la Recherche essaie de trouver d’autres voies comme celle évoquée dans sa communication "des mesures fiscales qui inciteraient les entreprises à créer des postes de chercheurs".

D’un autre côté, une étude financée par la Commission "suggère qu’il faudrait corriger la tendance du secteur public à promouvoir l’innovation industrielle, qui favorise la Recherche à court terme, mais qui pénalise la Recherche à long terme qui, elle, porte ses fruits dans un futur plus lointain".

De ce fait, la Commission a un rôle à jouer très difficile, pour ne pas dire ambigu et finalement très limité, lorsqu’on sait que les sommes engagées sur 5 ans dans le IV programme cadre par exemple ne représentent que le 3% du montant dépensé en R&D par les états membres. Toutefois on a pu constater que malgré une implication financière faible, la politique menée par la Commission Européenne est largement suivie par les états membres, ce qui laisserait penser qu’un espace européen de la recherche est bel et bien en route.

Un espace européen de la recherche existe bien mais il est caché derrière une superposition de réseaux parallèles à effets redondants et le rôle de catalyseur que la Commission devrait jouer manque encore de visibilité. L’enquête lancée par la Direction Générale Recherche sous l’instigation de M. Busquin n’a pas vraiment atteint son but sur le terrain.

Sur les questions administratives, l’enquête menée durant ces derniers mois dans trois Laboratoires de pays européens différents a révélé que les scientifiques, à l’unanimité, ont une aversion pour les procédures administratives qu’elles soient européennes ou non. Pourtant une grande partie du personnel administratif n’est pas formé pour prendre le relais des scientifiques sur ce plan au niveau des Laboratoires (règles financières et contractuelles européennes, langues étrangères) . De fait, aucune des actions émanant de la Direction Générale Recherche, ne fait mention des administratifs. Seraient-il exclus de l’espace européen de la recherche ? Une formation financée par la Commission. en parallèle avec les contrats de réseaux permettrait de redresser cette tendance.

Aucun effort n’est fait pour que le chercheur, à pied d’oeuvre, se libère des tâches administratives. Dans le répertoire des métiers, il n’est pas fait mention de cette spécialisation qui pourrait constituer une branche d’activité professionnelle en soi. Il semble pourtant, que cette libération n’adviendra que si les administratifs des Laboratoires ou des départements des l’Universités sont très qualifiés en la matière.

D’autre part des échanges sous forme de stages entre administratifs des différents sites seraient non seulement enrichissants à de nombreux titres : linguistique, relationnel, mais aussi excellent pour une harmonisation de l’administration européenne. Ces actions pourraient contribuer à la construction d’une identité européenne de la recherche un peu plus visible, moins virtuelle, sinon plus structure.

Notre enquête nous a permis de constater que les personnels interrogés étaient à l’unanimité pour ce type d’action.

Le Ministère de l’Education Nationale (qui fait tant d’efforts pour l’apprentissage des langues étrangères dans les écoles) et le Ministère de la Recherche pourraient conjuguer leurs efforts. On peut très bien imaginer inciter ce type de démarche qui associerait non seulement les professionnels mais aussi leurs enfants. Cela pourrait se faire au même titre que le jumelage des villes.

"l’Europe n’est pas une affaire d’institutions, c’est une affaire de gens"

(Romano Prodi : 14 septembre 1999).

 

REMERCIEMENTS

Je remercie vivement,

les scientifiques, M. Regnier (IML), M.M. Abrusci et Puija (Université de Roma III), M. Cassandro (Université de la Sapienza) , M. Coti-Zellati (Université de Naples) et tous ceux que je n’ai pas oublié,

les administratifs, M. Lopresti, F. Norrito, du Département de Mathématiques de l’Université de Roma III, ainsi que le personnel du bureau des Relations Internationales.

Mme Michèle Bailey, ma collègue administrative franco-britannique , du Département de Mathématiques de l’Université de Cambridge pour son accueil et son aide ainsi que ses collègues administratifs,

les scientifiques qui ont bien voulu répondre à mes questions, en particulier M.M. Hyland, Thomas, Suhov.

M.M. Jean-Paul Brasselet, Directeur sortant et François Blanchard, Directeur entrant de l’Institut de Mathématiques de Luminy, pour m’avoir encouragée dans ma démarche ainsi que les scientifiques et administratifs que j’ai questionnés.

M. Philippe Mioche Professeur, Chaire Jean Monet, initiateur de la Maîtrise C.E.E. à l’Université de Provence, qui après avoir étudié mon curriculum vitae, m’a acceptée dans sa formation. Je remercie aussi les enseignants et les intervenants.

Mme Sylvie Bizeul, Grande Prêtresse de la Maîtrise, pour sa gentillesse, sa compréhension, ses encouragements, ainsi que M. Olivier Lambert pour ses judicieuses directives durant le stage.

M. François Taulelle, géographe à l’Université de Toulouse, pour avoir bien voulu répondre à mes questions "électroniques" concernant la procédure de l’enquête.

Mle Delphine Van-Hoorebeke, doctorante en sciences de gestion, spécialisation : ressources humaines à l’IAE d’Aix-en-Provence pour ses précieux conseils dans la rédaction de ce mémoire, et pour sa gentillesse.

Je ne nomme pas tous ceux qui ont pâti de cette démarche, aussi bien dans le milieu du travail que dans le milieu familiale, mais je pense à eux !

BIBLIOGRAPHIE

Documentation consultée durant le stage :

A. Ouvrages

NORTON Michael.- The European union and research : EU Framework Programmes and National Priorities. London.- Parliamentary Office of Science and Technology.- 1996.- 73 p. POST.

The Royal Society, London, 1998.- 102 p. -

Collection : Science in SOCIETY

A discussion Meeting held at the Royal Society, Tuesday 17 March 1998.

The European Dimension

by William Waldegrave, Fellow of All Souls College, Oxford.

Incentives for collaboration : rewards for the funder and the funded

by Sir Graeme Davies, Principal and Vice-Chacellor of the University of Glasgow

It is permitted, must it be compulsory

by Howard Newby, Vice-Chancellor of the University of Southampton

The European dimension of the UK science base : patterns and policies

by Sir Robert May, Chief Scientific Adviser to the UK Government and Head of the UK Office of Science and Technology.

The European Union research programmes

by Jorma Routti and William Cannell

Prof. Jorma Rutti était Directeur Général de la DG XII de la précédente Commission

William Cannell, employed in the Framework Programme Directorate

A science

U funding model in Europe

by A.E.S. Mayer, Head of Strategy and Scientific Networks Co-ordinatior at the European Science Foundation in Strasbourg.

SOETE (L.) et TER WEEL (B.) Innovation, Knowledge Creation and Technology Policy in Europe MERIT - Research Memeoranda, 001/99 1999 30 p.

 

B. Articles

BOUMENDIL (Stéphane).- <<Recherche made in USA>>, dans Le Journal du CNRS, Avril 2000, n° 124, p. 13-20.

BERNABEU (Yves-André), BOUMENDIL (Stéphane), <<Pour contruire l’Europe scientifique, les grands organismes européens doivent travailler ensemble>>, dans Le Journal du CNRS, Avril 2000, n° 127-128, p. 4-5.

SOETE (LUC), <<Innovation, knowledge creation and technology policy in Europe>>

Maastricht Economic Research Institute on Innovation and Technbology (MERIT) - Maastricht University.(1999)

F.L. <L’Europe a-t-elle besoion d’une nouvelle

Académie ?>, dans La Recherche, Octobre 1998, N° 313.

D. Documents électroniques

http://europa.eu.int

Bulletin UE - Documents officiels de l’U.E.

Communication de la Commission au Conseil, au Parlement européen, au Comité économique et social et au Comité des régions.

<vers un espace européen de la recherche>

http://europa.eu.int/comm/research/rtdinf16/16fr10.html

RDT Info

Reports on the Strengths and Weaknesses of European Science

http://www.info-europe.fr

Organigramme des Directions générales et services

http://www.cordis.lu/fp5/home.html

(The Fifth Framework Programme - 1998-2002)

http://www.larecherche.fr/VIEW/327/03270923.html

Research Organisations Heads of Research Councils (Eurohorcs)

http://www.euro.ucl.ac.be/euro/bede/BEDE0799/BEDE0799.html (UCL/EURO - Inst itut d’études européennes - Centre de documentation européenne (Université Catholique de Louvain)

http://www.euro.ucl.ac.be/euro/bede/BEDE0799/rm99_001.pdf)

15. Recherche scientifique et technique CE

Règlement (CE) no 996/1999 de la Commission, du 11 mai 1999, arrêtant les modalités

d’application de la décision 1999/65/CE du Conseil relative aux règles de participation des entreprises, des centres de recherche et des universités et aux règles de diffusion des résultats de la recherche pour la mise en œuvre du cinquième programme-cadre de la Communauté européenne (1998-2002) JO L 122/99

12/05/1999 pp. 9-23

http://www.apre.it/

(APRE : Agenzia per la Promozione della Ricerca Europea)

I programmi di ricerca, Sviluppo Tecnologico e Innovazione dell’Unione Europea

http://www.murst.it/Ricer

%ca/dsparII/DSPARII.htm

Ministero dell’Università e della Ricerca Scientifica e Tecnologica

Linee guida del Programma Nazionale di Ricerca

http://www.cnrs.fr/DRI/DRI/dri.html

Site web de la Direction des Relations Internationales du CNRS

http://www.ujf-grenoble.fr/GE/

Guide Info. Europe (Université J. Fourier - Grenoble)

http://www.cnrs.fr/cw/fr/tous/NoteInformPol/Note24.html

Centre national de la recherche scientifique

Délégation à l’information scientifique et technique (DIST)

 

C. Actes de Conférences

European Science Foundation Policy Briefing

MANAGING THE Fith FRAMEWORK PROGRAMME

ESF Memorandum submitted to the Colloquium of European Research Ministers,

Web issue : April 1998

European Science Foundation Policy Briefing

THE FUTURE OF EUROPEAN SCIENCE AND TECHNOLOGY POLICY

Special ses

9sion of the ESF Executive Council, Stransbourg, 23 septembre 1999

Celebration of its 25 years of exitence.

Web issue : February 2000.

European Science Foundation Policy Briefing

THE NEED FOR HIGH BANDWIDTH COMPUTER-BASED NETWORKING IN EUROPE

Joint statement of the Academia Europaea and the ESF

Web issue : February 2000

The emergence of an Europêan post-national S&T system

TSER Project No. SOE1 - CT96 - 1036

Changing Structure, Organisation and Nature of European PSR Systems

European Comparison of Public Research Systems

J. Senker, SPRU, University of Sussex

 

ANNEXES

 

STRATÉGIE POUR UN ESPACE EUROPÉEN DE LA RECHERCHE

CHEMINEMENT CHRONOLOGIQUE

1950 : COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE DU CHARBON ET DE L’ACIER (CECA)

1957 : COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE DE L’ENERGIE ATOMIQUE

(en même temps que le traité de Rome instituant la Communauté Economique Européenne)

Inclue le Joint Research Center (JRC) et le Joint European Torus (JET) pour la recherche sur la fusion atomique.

1965 : le PREST (Politique de la Recherche Scientifique et Technique)

Comité qui examine les politiques des différents états membres

en matière de R&D

1967 : COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE

constituée de de trois entités :

1969 : COST présenté au Sommet de La Haye par le PREST

Constitution du Co

|mité permanent du COST (Coopération Scientifique et technique en matière de recherche)

(N’est pas encore sous l’égide de la CE mais le deviendra en 1978)

1974 : Constitution du CREST (Comité de Recherche Scientifique et Technique)

à la Commission. Le Comité est formé de représentants des différents états membres.

1977 : la Commission présente au Conseil un projet de Recherche Européenne qui conduit à prendre en compte l’énergie, mais aussi l’environnement, le niveau de vie et les conditions de travail.

1982 : ESPRIT (European Strategic Programme for Research and Development in Information Technology).

Ce programme a été inspiré par la peur des années ‘70 qu’il se crée un retard entre la technologie européenne et japonaise dans le domaine de l’informatique.

C’est le programme qui a tracé les premières règles de participation aux PCRD.

1984 : PREMIER PROGRAMME CADRE (TRENTE CINQ ANS DÉJÀ !)

LE Vème PROGRAMME CADRE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT (TRAITÉ CE)

BUDGET TOTAL : 13,7 MILLIARDS D’EUROS

IL COMPREND 4 ACTIONS, LA 1ÈRE DIVISÉES EN PROGRAMMES THEMATIQUES ET LES 3 AUTRES ACTIONS SONT AUSSI APPELÉS PROGRAMMES HORIZONTAUX. UN AUTRE TRAITÉ CONCERNEPROGRAMME CADRE EURATOM POUR LE NUCLÉAIRE

FONDS STRUCTURELS EUROPÉENS : 195 MIL LIARDS D’EUROS

ACTION 4 :

ACCROÎTRE LE POTENTIEL

HUMAIN DE RECHERCHE

ET LA BASE DE CONNAISSANCE

SOCIO-ÉCONOMIQUE

BUDGET : 1.28 MILLIARDS D’EUROS

PROGRAMME :

FORMATION ET MOBILITÉS DES CHERCHEURS

BUDGET : 0,858 MILLIARDS D’EUROS

RESULTATS

THÈME 1.

CONNAISSANCE DES INSTITUTIONS EUROPÉENNES ET EN PARTICULIER DE LA DIRECTION REC

dHERCHE.

Méconnaissance ou ignorance des Institutions européennes mais aussi de la section qui traite ces financements.

THÈME 2. OPINION SUR LES RÉSEAUX FORMATION MOBILITÉ DES CHERCHEURS

Trop lourds à gérer, mais en voie d’amélioration. Dommage qu’ils soient réservés aux pays européens. Pratiques pour plannifier des collaborations avec de jeunes chercheurs d’horizons différents.

THEME 3. LES SERVICES ADMINISTRATIFS DES SITES EN MATIÈRE DE FINANCEMENTS EUROPÉENS

Manque de formation de la part des personnels de Laboratoires et dichotomie entre administration centrale et Instituts.

Surenchère d’informations passives.

Les administratifs devraient pouvoir profiter des financements de mobilité, c’est aussi une façon de faire l’Europe.

THÈME 4. DIMENSION EUROPÉENNE

Oui ça aide à l’européannisation de la recherche, mais les mathématiques sont de toute façon très internationales.

 

DES RÉSEAUX PARALLÈLES

 

ECMI

The European Consortium for Mathematics in Industry.

SPRU

Science and Technology Policy Research

(Université du Sussex)

TIRRENUM

Consortium d’universités italiennes

UNICA

Réseaux d’Universités des capitales européennes

COIMBRA GROUP

Réseau de 34 Universités hors capitales européennes

EUROHORCS

Club regroupant 36 organisames de recherche des états membres de l’Union Européenne

LE CLORA

Le Club des Organismes de Recherche Associés

 

DES RÉSEAUX D’INFORMATION

APRE

Agenzia per la Promozione della Ricerca Europea

UKRO

U.K. Research Office

REFUND

Research Funds Information News Service

IGLO

Informal Group of R&D Liaison Offices à Bruxelles

 

http://europa.eu.int/comm/off/work/index_fr.htm

Cette préface correspond à un document complet de 38 pages, disponible sur le site web C.E.

la "mission" de la DG Recherche ne se trouve pas en français sur la page web de la Commission c’est une traduction personnelle.

Le titre a prêté à confusion et de nombreux candidats mathématiciens potentiels s’en sont détournés au seul vu du terme "socio-économique".

http://europa.eu.int/comm/regional

http://www.cordis.lu/fp5/about.htm

Arbre des Banian : figuier de l’Inde à nombreuses racines aériennes

http://members.tripod.com/frede_dast/conseil/echantillon.htm#echna

Cette méconnaissance ne se borne pas aux Institutions Européennes. Dans la plupart des cas on ne connait pas le nom des organismes qui promeuvent la recherche européenne. Apathie quasi générale pour tout ce qui touche à l’administration.

FES : Fondation Européenne de la Science ; ESA : Agence Spatiale Européenne ; EMBO : Organisation Européenne de Bilogie Moléculaire ; EMBL : Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire : CERN : Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire ; ESO : Observatoire Européen pour l’hémisphère austral ; ESRF : Laboratoire Européen de Rayonnement Synchroton ; ILL : Institut Laue-Langevin ; COST : Coopération européenne dans le domaine de la recherche Scientifique et Technique.

TSER Project No. SOE1 - CT96 - 1036

Changing Structure, Organisation and Nature of European PSR Systems

The Royal Society, London, 1998.- 102 p. -

Collection : Science in SOCIETY

A discussion Meeting held at the Royal Society, Tuesday 17 March 1998.

P.99-100, Summary of discussins : The European scientific labour market.

Le Journal du CNRS, n° 124 - Avril 2000 - Dossier réalisé par Stéphane Boumendil, envoyé spécial aux Etats-Unis. "Recherche Made in USA".

http://europa.eu.int/comm/research/area/comments-bi-fr.pdf

http://www.cordis.lu/france/fr/welcome.htm#more

" Je partage avec le Commissaire Busquin la conviction que la mise en place d’un " Espace européen " au service de la science et de l’innovation sera un jalon important pour la construction de l’Europe, et je souhaite voir se mettre en place les fondements d’un tel espace. Dans la droite ligne des conclusions des Sommets de Lisbonne et de Feira, pour faire émerger l’espace européen de la recherche, je souhaite qu’une réflexion commune s’instaure...."

 

JE RECOMMANDE FORTEMENT CETTE SOURCE D’INFORMATION CONCERNANT LES APPELS D’OFFRES. ELLE EST TRÈS BIEN FAITE, EXHAUSTIVE ET A LA PARTICULARITÉ D’AVOIR ÉTÉ MISE EN PLACE PAR UNE SEULE PERSONNE MME HOHARREAU, DANS LES ANNÉES ‘90. L’INFORMATION EST GRATUITE.

France BODIN